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Permanences saccagées: pour Aurore Bergé, "on cherche à générer un sentiment de peur"

"Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français", a également expliqué l'élue.

Invitée ce lundi matin sur les antennes de BFMTV et RMC, la porte-parole de LaREM et députée des Yvelines Aurore Bergé a réagi aux récentes violences qui ont touché, ces deux dernières semaines, les permanences de parlementaires de la majorité. Dernier exemple en date ce samedi, lorsque le local de Romain Grau à Perignan a été pris pour cible par "un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes", selon la préfecture.

Pour Aurore Bergé, "on cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires", soulignant que ces violences étaient inacceptables. Par la suite, l'élue n'a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier. 

"Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J'ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l'arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça. C'est dangereux pour la démocratie", analyse-t-elle. 

Mélenchon pointé du doigt 

Par la suite, Aurore Bergé n'a pas hésité à égratigner certaines personnalités politiques, dont Jean-Luc Mélenchon, qui selon elle "laissent entendre le petite musique selon laquelle nous somme illégitimes." 

Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc.Je considère qu'à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c'est mauvais pour tout le monde."

Également pointé du doigt, un blog de Mediapart qui reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui selon elle incitait à la violence. 

"Rien ne légitime la violence, on a le droit de débattre mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d'avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français" 

"Climat nauséabond" 

Quant à sa situation personnelle, Aurore Bergé a expliqué qu'il n'était "pas anodin quand un préfet vous dit qu'il vous faut une protection, qu'il y a un certain nombre de raisons de penser qu'il peut y avoir des attaques".

"J'ai une collègue dont l'école des enfants a été mise sous surveillance. C'est un climat nauséabond. On n'a pas le droit de me faire peur en démocratie ni de me faire changer mon vote par la force", conclut-elle. 
Hugo Septier