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Un traiteur libanais réclame 41.000 euros d'impayés à Jack Lang

Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, et son épouse Monique, se sont vus réclamer la coquette somme de 41.000 euros par un traiteur libanais anciennement chargé de la restauration de l'établissement.

Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, et son épouse Monique, se sont vus réclamer la coquette somme de 41.000 euros par un traiteur libanais anciennement chargé de la restauration de l'établissement. - Dominique Faget - AFP

Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, et son épouse, se sont vus réclamer la coquette somme de 41.000 euros par un traiteur libanais anciennement chargé de la restauration de l'établissement. Un montant qui correspondrait à près de 74 repas que le couple n'aurait pas totalement payés.

Des falafels, du houmous et du baba ganousch pour la modeste somme de 41.000 euros. C’est, en vérité, le montant réclamé par le traiteur libanais Noura au couple formé par Jack Lang et son épouse Monique. Une coquette somme dont l’Institut du monde arabe (IMA) aurait décidé de s’acquitter, présidé par l’ancien ministre de la Culture depuis près de deux ans, par peur de suites judiciaires.

En cause? Un contentieux, révélé dans la dernière édition du Canard enchaîné, entre l’organisme et le traiteur. Ce dernier, chargé de la restauration de l’IMA depuis 2007, avait accepté, à la demande de Jack Lang, de casser ses prix au Zyriab, l’établissement gastronomique qui trône sur la terrasse tout en haut de l’Institut. Dans le détail, celui qui fut également député dans trois départements différents avait réussi à obtenir de Noura qu’il ne paye plus que 25 euros ses repas. Au lieu de 60 euros habituellement.

Un contrat rompu...

Une sacrée ristourne, qui n’aura toutefois par empêché le président de l’Institut du monde arabe de se séparer des services de Noura, le 17 octobre dernier, après avoir invoqué "des manquements", et une "faute grave", d'après David Bruckert, le secrétaire général de l'Institut, contacté par l'Agence France-Presse (AFP). Dans le viseur? "Le manque de qualité et de diversité de la cuisine mais aussi des motifs plus lourds mettant en danger l'Institut", toujours selon cette même source.

Piqué au vif, l’établissement culinaire a alors décidé de réclamer les 41.000 euros évoqués, qui correspondraient, toujours selon l’hebdomadaire, à 74 repas à prix discount servis à "Monsieur Lang et ses invités" et à "Madame Lang et ses invités" sur une durée de deux mois.

Interrogée par le journal satirique à ce sujet, l’épouse de Jack Lang a affirmé n’avoir "aucun souvenir" de ces repas au tarif préférentiel.

... et de drôles d'exigences pour l'avenir

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf que l’agence de presse 6MEDIAS a pu mettre la main sur le nouvel appel d’offres édité par l’IMA pour sa restauration. Et les conditions requises pour postuler ont de quoi étonner. Ainsi, "le président de l'IMA devra bénéficier gracieusement et dans la limite de 1.000 couverts par an d'une table ouverte au Zyriab à longueur d'année", est-il ainsi exigé.

En d'autres termes, Jack Lang demande 1.000 repas à l'oeil chaque année. Le différend qui oppose Noura et l’IMA, lui, devrait trouver un terme le 17 février. Un référé doit être en effet examiné ce jour-là. Une seconde audience le 12 mars se penchera sur le contentieux financier qui oppose les deux parties.

Jé. M.