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PS: un forum de la "riposte" face aux "extrémismes"

le Parti socialiste organise samedi à Paris un forum, réunissant politiques, historiens et syndicalistes, qui se veut celui de la "riposte" face aux "extrémismes". (Photo d'illustration)

le Parti socialiste organise samedi à Paris un forum, réunissant politiques, historiens et syndicalistes, qui se veut celui de la "riposte" face aux "extrémismes". (Photo d'illustration) - -

Le PS organise samedi à Paris un forum, réunissant politiques, historiens et syndicalistes, qui se veut celui de la "riposte" face aux "extrémismes".

A un moment où la nervosité et l'exaspération grandissent chez les socialistes face aux querelles gouvernementales, à l'approche des élections de 2014, le Parti socialiste organise samedi à Paris un forum, réunissant politiques, historiens et syndicalistes, qui se veut celui de la "riposte" face aux "extrémismes".

"C'est le lancement de la riposte", a assuré David Assouline, porte-parole du PS et organisateur de cette réunion, "La République face aux extrémismes".

Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, et le ministre de l'Education, Vincent Peillon sont attendus.

Le forum se veut à la fois un rappel des valeurs face "à la montée de l'extrême droite et de l'extrême-droitisation de la droite", selon les termes de David Assouline, mais aussi l'occasion de mobiliser les socialistes face au Front national.

"Mensonges économiques" du FN

Une table-ronde, a-t-il dit, examinera les moyens d'"armer l'ensemble des militants (pour) leur permettre de démonter pied à pied les mensonges et les conséquences concrètes de ce que représenterait l'application du programme de Marine Le Pen".

"C'est le point de départ d'une campagne (...) pour relever le défi" que représente une "montée extrêmement préoccupante et dangereuse de l'extrême droite dans toute l'Europe et où, en France, l'ensemble de la droite républicaine est aspirée par ce mouvement (...), fragilisant le bloc républicain", a plaidé le porte-parole, évoquant les récentes élections en Autriche et en Norvège.

Harlem Désir tiendra, selon son entourage, un discours de "riposte sur le plan des valeurs" mais aussi de "riposte programmatique", mettant en évidence les "mensonges économiques" du FN, avec son "programme de régression sociale et d'implosion de l'économie française".

"Il y a besoin d'un ressaisissement collectif"

"La réponse (au FN) par les grands principes (...), cela ne suffit pas. Tout cela rappelle furieusement la période de SOS" Racisme - qu'a dirigé Harlem Désir de 1984 à 1992 -, relève un responsable socialiste, sceptique sur la tenue du forum. "C'est pas ça qui va changer grand chose". Il doute de l'efficacité d'aborder la question du Front national "sous un angle trop théorique et trop général", alors qu'"on a affaire à des gens" qui éprouvent, au quotidien, "le sentiment d'être peu ou mal considérés, peu ou mal compris, peu ou mal entendus".

Selon lui, l'"indifférentiation progressive entre la droite et la gauche est susceptible d'aider à la poussée du FN" et peut amener l'électeur à considérer que les politiques ont "de moins en moins d'influence sur le cours des choses".

Se référant aux récentes querelles au sein du gouvernement au sujet des Roms, il estime aussi, agacé, qu'il incombe aux socialistes "de ne pas tomber dans tous les pièges qu'on nous tend. Pourquoi populariser des débats clivants au sein de la gauche et ne pas mettre en avant des propositions qui nous sont communes?", comme l'emploi ou le logement.

"Il y a besoin d'un ressaisissement collectif. Il y a un moment où ce n'est plus tenable", poursuit-il, très remonté, déplorant que ces "polémiques successives" interviennent dans une rentrée où "on réussit", entre autres, avec la réforme des retraites, "un début de reprise".

Et d'avertir: "les élections de l'année prochaine vont être déterminantes pour la suite du quinquennat. Il faut valoriser l'action engagée. On est à la fois en guerre politique et en guerre économique".

M. R. avec AFP