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Primaire à gauche: Manuel Valls n'exclut pas d'être candidat face à François Hollande

Les candidats à la primaire à gauche ont jusqu'au 15 décembre pour se déclarer (photo d'illustration)

Les candidats à la primaire à gauche ont jusqu'au 15 décembre pour se déclarer (photo d'illustration) - AFP

Déjà évoquée par Claude Bartolone samedi, cette fois c'est le principal intéressé qui en parle. Manuel Valls n'exclut pas d'être candidat à la primaire à gauche face à François Hollande.

Le Premier ministre continue de semer des indices sur son éventuelle candidature à la primaire à gauche. Dans un entretien au Journal du Dimanche, Manuel Valls n'exclut d'être candidat face à François Hollande à la primaire du PS et expliquant vouloir "casser cette mécanique qui conduirait (la gauche) à la défaite".

Pourtant ils partagent "le même bilan, les mêmes valeurs", a assuré Najat Vallaud Belkacem sur RTL. La ministre de l'Education nationale estime que le chef de l'Etat et le Premier ministre "ne se présenteront pas l'un contre l'autre". 

"Une question de jours"

Pourrait-il être candidat à la primaire face au chef de l'Etat, comme l'a évoqué samedi le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone ?

"Chacun doit mener ses réflexions en responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience. Quoi qu'il arrive, le sens de l'État m'animera toujours".

"C'est une question de jours", a précisé le Premier ministre alors que les candidats à la primaire du PS ont jusqu'au 15 décembre pour se déclarer.

"Face au désarroi, au doute, à la déception, à l'idée que la gauche n'a aucune chance, je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite", répond également Manuel Valls alors qu'on lui demande si une candidature de François Hollande pourrait créer une dynamique.

"Le contexte a changé" pour Hollande

"J'ai des rapports de respect, d'amitié, et de loyauté avec le Président. Mais la loyauté n'exclut pas la franchise. Force est de constater qu'au cours de ces dernières semaines, le contexte a changé. La parution du livre de confidences ("Un président ne devrait pas dire ça", NDLR) a créé un profond désarroi à gauche. Comme chef de la majorité, ma responsabilité est donc de tenir compte de ce climat", insiste-t-il.

La primaire initiée par le PS (22-29 janvier) "doit donner un élan, de l'espoir. Il faut se préparer au face-à-face. Je m'y prépare, j'y suis prêt", lance Manuel Valls, qui avait pourtant longtemps exprimé son opposition personnelle à une telle primaire. Il juge désormais "impensable" l'abandon de ce scrutin évoqué par certains soutiens de François Hollande et "appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer".

François Hollande doit annoncer sa décision avant le 15 décembre, date limite des dépôt de candidatures pour la primaire. Aucun président de la Ve République n'a renoncé à briguer un deuxième mandat, exception faite de Georges Pompidou, décédé dans l'exercice de ses fonctions en 1974.

M.L. avec AFP