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Primaire à gauche: ce qu'il faut retenir de la soirée du premier tour

Manuel Valls face à Benoît Hamon

Manuel Valls face à Benoît Hamon - Montage BFMTV / AFP

Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour de la primaire de la gauche, devant Manuel Valls, qu'il affrontera pour le second tour. Le troisième, Arnaud Montebourg, a apporté son soutien au député des Yvelines. Ce qu'il faut retenir de la soirée électorale du Parti socialiste.

Après une campagne éclair, et un scrutin qui s'annonçait aussi incertain que serré, le premier tour de la primaire de la gauche a livré, ce dimanche soir, son verdict. Retour sur une soirée déjà riche en enseignements.

> Un match Hamon Valls pour le second tour

Pour le second tour, ce sont deux lignes claires, et distinctes, qui vont s'affronter. "Les gauches irréconciliables", selon la formule popularisée par Manuel Valls.

D'un côté, Benoît Hamon, arrivé en tête du premier tour avec plus de 36% des voix. De l'autre, l'ancien Premier ministre, qui a rassemblé plus de 31% des suffrages. L'un incarne l'aile gauche du PS, entouré des frondeurs en rupture avec le quinquennat de François Hollande, l'autre est davantage l'héritier de la politique du gouvernement.

> Manuel Valls déjà à l'attaque

Dès son discours post-proclamation des résultats, Manuel Valls s'est projeté dans le duel face à Benoît Hamon. "Un choix très clair se présente désormais à nous, et à vous. Le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, le choix entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays", a-t-il lancé.

Manuel Valls assure que "rien n'est écrit" et veut croire en sa chance. "Je refuse d'abandonner les Français à leur sort face à l'extrême droite qui détruirait notre pays, ou la droite, celle de François Fillon, dure, libérale comme jamais et conservatrice face à l'Amérique de Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine", a ajouté l'ancien Premier ministre.

> Une participation modérée

Selon le président de la Haute autorité de la primaire, la participation au premier tour de la primaire se situera au final "entre 1,5 et 2 millions, sans doute plus proche de 2 millions". "C'est un résultat qui est satisfaisant", précise-t-il. Un chiffre conforme aux prévisions de Jean-Christophe Cambadélis ou Christophe Borgel. C'est toutefois une participation bien inférieure à la précédente primaire socialiste de 2011 et encore plus faible par rapport aux plus de 4 millions de votants du scrutin de la droite et du centre du mois de novembre.

> Déception pour Montebourg et Peillon

Les deux anciens ministres figuraient parmi les favoris du scrutin. Mais Arnaud Montebourg rassemble au final 17.69% des voix, un score semblable à celui qu'il avait fait lors de la primaire de 2011 (17,2%). Et reste une nouvelle fois aux portes du second tour. Pour la suite du scrutin, il a apporté son soutien très clair à Benoît Hamon.

Vincent Peillon réunit de son côté 6.82% des voix. L'ancien ministre de l'Education nationale n'a pas donné dimanche soir de consigne de vote pour le second tour de la primaire du PS élargie, mais a appelé les électeurs à "amplifier encore leur vote".

Ivan Valerio