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Pourquoi la victoire de Hamon fait les affaires de Macron

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron - Eric FEFERBERG / AFP

Le vainqueur de la primaire de la gauche est désormais connu. Benoît Hamon portera donc les couleurs du PS et de leurs alliés pour la présidentielle. Une aubaine pour Emmanuel Macron qui dispose désormais d'un vaste espace au centre.

Il aura battu l'ancien Premier ministre de François Hollande. Benoît Hamon est désormais le candidat du PS pour la présidentielle. Une nouvelle qui enchante dans les rangs d'Emmanuel Macron qui voit s'ouvrir un vaste espace au centre... 

Lui représente l'aile gauche du parti socialiste. Critiqué par une frange des socialistes qui jugent son programme irréalisable, il incarne un ligne radicale, qui inquiète certains membres du PS. Tout le défi de Benoît Hamon consiste maintenant à rassembler le plus largement possible pour éviter les défections.

Un "droit de retrait"

En effet, de nombreux militants Vallsistes ont prévenu qu'ils étaient prêts à rejoindre la campagne d'Emmanuel Macron, en cas de victoire de Benoît Hamon. Ils disaient envisager un "droit de retrait". Certains l'ont confirmé, dès le verdict de ce dimanche soir. A l'instar du député socialiste Alain Calmette. Dans une lettre partagée sur son compte Twitter, il annonce rejoindre le mouvement En Marche. Car écrit-il, il ne peut pardonner les divisions qu'ont créées les frondeurs à l'Assemblée nationale. 

De fait, l'ancien frondeur chasse davantage sur les terres de Jean-Luc Mélenchon que sur celles d'Emmanuel Macron. Lors du dernier débat de la gauche, Benoît Hamon ne l'avait d'ailleurs pas caché. Là, face à Manuel Valls, il avait lancé être plus proche du candidat de la France insoumise, que de celui d'En Marche!. Avec quelques réserves toutefois.

A un point de Fillon dans les sondages

Outre la victoire de Benoît Hamon, les scandales qui entourent François Fillon après les révélations du Canard Enchaîné, semblent créer une dynamique plutôt favorable pour Emmanuel Macron. Dans un dernier sondage publié dimanche soir, il n'est plus qu'à un point du candidat LR.

L'ex-ministre de l'Economie, inconnu du public jusqu'à son entrée au gouvernement en 2014, s'est lancé fin août dans la course à l'Elysée à la tête de son mouvement "En Marche!", qu'il veut ni de gauche ni de droite.

Elodie Hervé