BFMTV

Olivier Faure à propos de Richard Ferrand: "L’exigence d’exemplarité est aujourd’hui totale"

Olivier Ferrand, président du groupe PS à l'Assemblée nationale

Olivier Ferrand, président du groupe PS à l'Assemblée nationale - BFMTV

Interrogé sur "l'affaire Ferrand" sur BFMTV et RMC, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale appelle au vote de "règles extrêmement claires qui permettent de rassurer les Français sur la probité des élus".

"Je crois que ce qui serait désastreux pour le nouveau pouvoir, c’est d’avoir un nouveau feuilleton qui semaine après semaine nous amène à de nouvelles révélations qui conduisent à affaiblir la crédibilité de ce nouveau gouvernement". Interrogé sur BFMTV et RMC, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Olivier Faure était invité à réagir aux soupçons qui pèsent sur le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, accusé d'avoir privilégié la société de sa compagne et salarier son fils

Estimant que "l'exigence d'exemplarité est aujourd'hui totale", Olivier Faure reproche à Richard Ferrand "d'avoir été parfois très dur pendant le Pénélope Gate, d'avoir expliqué qu'on ne pouvait pas salarier ses enfants ou sa propre femme et de découvrir ensuite que ces pratiques là peuvent avoir été les siennes". Et de poursuivre: "Je pense que l'intérêt du nouveau chef de l'État est de montrer que derrière l'affichage d'un nouveau monde il n'y a pas tout le vieux monde qui s'est installé". 

"Un test pour le chef de l'État"

Selon le président du groupe PS à l'Assemblée, le "cas Ferrand" est un "test pour le chef de l'État" et pour "le ministre de la Justice (François Bayrou, ndlr) qui s'est prononcé de manière très claire" en faveur d'une loi pour la moralisation de la vie publique. "Donc plutôt que d'attendre une nouvelle affaire votons des règles extrêmement claires qui permettent de rassurer les Français sur la probité de leurs élus [...]", a-t-il ajouté.

Olivier Faure exhorte Richard Ferrand à "venir s'expliquer, de manière solennelle, sur ce qu'il s'est passé". La "faute est d'abord éthique", estime-t-il avant de conclure: "Quand on vit de l’argent public, quand on a pour fonction de créer la règle pour la collectivité, cela suppose qu’on s’applique à soi-même les règles qu’on applique aux autres, sinon ça ne marche pas".

Paul Louis