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Mandon reconnaît "une grosse fessée" au PS

Thierry Mandon admet "quelques corrections à faire" et appelle à "purger le débat" d'un virage à gauche

Thierry Mandon admet "quelques corrections à faire" et appelle à "purger le débat" d'un virage à gauche - BFMTV

Au lendemain de la défaite socialiste aux élections départementales, le secrétaire d'État Thierry Mandon reconnaît "une grosse fessée". Mais alors que les frondeurs appellent à une inflexion de la politique du gouvernement, lui estime "qu'il faut plutôt purger ce débat de la politique plus à gauche".

Alors que de nombreuses voix s'élèvent à gauche pour demander une inflexion de la politique du gouvernement au lendemain de la déroute de la gauche aux élections départementales, Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, prône "quelques corrections".

"On n'est pas idiots, on voit bien qu'on a pris une grosse fessée et qu'il y a quelques corrections à faire". Mais "si on veut réussir à se rassembler, et aussi être plus efficace, il faut purger ce débat de la politique plus à gauche. Nous sommes recordman au monde de la dépense publique, recordman d'Europe du déficit. Il n'y a pas plus keynésien au monde que la France", a-t-il déclaré sur BFMTV lundi matin.

"Le problème, ce n'est pas encore plus de dépense publique, encore plus de déficit, mais d'être beaucoup plus efficace et certainement, sur un certain nombre de sujets, être plus empathique socialement", a poursuivi le secrétaire d'Etat, qui prône de "remettre un peu de carburant dans la machine".

"Etre sans doute plus exigeants sur la dépense publique"

"La croissance semble revenir mais probablement que les dispositifs ne sont pas suffisants en terme de dialogue sociale, d'efforts ciblés sur les PME-PMI (...) Il faut encore réformer un peu plus et être sans doute plus exigeants sur la dépense publique", a-t-il prôné.

"En matière d'emploi, il faut qu'on fasse des efforts, notamment sur les petites et moyennes entreprises pour qu'elles embauchent plus facilement. Deuxièmement, il faut qu'on simplifie grandement les dispositifs qui bloquent les entreprises, ça va être le cas de la loi Rebsamen avec la modernisation sociale et de tout un paquet de mesures de simplification qu'on va annoncer dans les prochaines semaines. Troisièmement, il faut plus d'investissement, public et privé", a développé Thierry Mandon.

Si la gauche doit "retrouver les conditions d'un pack majoritaire un peu plus solide", un remaniement "ne me semble pas être l'urgence du moment", a dit cet ancien député de l'Essonne, département ravi par la droite dimanche soir.

K. L.