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Malek Boutih: "L'image de la police pâtit de quelques pourris qui sont violents"

Le député PS de l'Essonne Malek Boutih était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, ce jeudi matin.

Invité ce jeudi matin de BFMTV et RMC, le député PS de l'Essonne et ancien président de SOS Racisme, Malek Boutih, est revenu sur l'interpellation violente de Théo, survenue il y a une semaine à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, et sur le viol présumé de ce jeune de 22 ans par un policier.

"Dans certaines zones, l'image de la police pâtit de quelques pourris qui sont violents, alors que la majorité ses policiers sont extrêmement dévoués et honnêtes", a estimé Malek Boutih, dénonçant une généralisation qui "créé cette violence". 

"On est pas condamné à cet affrontement jeunes-police"

Interrogé sur un éventuel caractère raciste de cette interpellation, l'ancien président de SOS Racisme a répondu: "Je ne suis pas certain. Les choses ont beaucoup changé en banlieue, on est plus dans ce que l'on a pu connaître dans les années 90 et même jusqu'en 2005". 

"Il faut changer les méthodes de la police" dans les zones difficiles", a fait valoir ce proche de Manuel Valls, avant de réclamer "une forme de police de terrain, du quotidien". "Mais faut avoir un discours positif, on n'est pas condamné à avoir une guerre jeunes-police en banlieue, pas condamné à cet affrontement, pas condamné à avoir des bavures", a tenu à relativiser Malek Boutih.

L'élu de l'Essonne a par ailleurs estimé que la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, n'est "pas très forte politiquement". "Elle n'a aucune connaissance de la sécurité publique", a-t-il ajouté. Et de lancer: "C'est plus une grande gueule que quelqu'un qui est capable de démontrer ou qui a des solutions politiques". 

A.S.