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Ecotaxe: François Rebsamen veut une commission d'enquête

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Le chef de file des sénateurs socialistes était l'invité d'Apolline de Malherbe ce mercredi matin. L'occasion pour lui d'évoquer le report de l'écotaxe et le "courage" du gouvernement.

Il a mis un peu de temps à évoquer "l'action du Président de la République" dans la libération des otages d'Arlit. Mais c'était pour mieux la souligner. Sur ce dossier. Et sur d'autres. François Rebsamen a signé un vif plaidoyer en faveur de François Hollande et de l'action gouvernementale ce mercredi matin à l'antenne de BFMTV et de RMC.

Invité d'Apolline de Malherbe, le sénateur-maire de Dijon a répété à l'envi que "le gouvernement est courageux", qu'il a "un cap" et qu'il "recherche l'apaisement". Plus encore, François Rebsamen a défendu François Hollande, au plus bas dans les sondages et moqué par ses opposants pour son manque de ligne directrice.

"Ca me fait bondir d'entendre ça", s'est-il insurgé, estimant que le chef de l'Etat sait faire preuve "d'autorité", "dès qu'il en a l'occasion", rappelant son action au Mali mais aussi sur le dossier syrien. "Il est courageux, il sait où il va. Il cherche l'apaisement. (...) Ce n'est pas un couard. Il va surprendre", a-t-il également ajouté.

Commission d'enquête sur l'écotaxe

Et sur l'action gouvernementale, François Rebsamen n'a eu de cesse de rappeler les avancées citant la réforme des retraites "décidée dans un contexte difficile" mais aussi l'écotaxe. Sur ce dossier, le chef de file des sénateurs socialistes a rappelé qu'elle n'était pas supprimée mais "suspendue le temps des négociations". Peut-on parler de reculade du gouvernement? "Non", s'exclame-t-il.

"Le gouvernement a une stratégie, il recherche l'apaisement. On ne veut pas exacerber les conflits entre les Français. Cela passe par le dialgoue, des modifications, la prise en compte de la réalité de la société", a développé François Rebsamen.

Sur l'écotaxe, le sénateur PS a déclaré qu'il demandait la mise en place d'une commission d'enquête sur Ecomouv', l'entreprise en charge des portiques et de la perception de l'écotaxe. "Je me demande s'il n'y a pas quelque chose derrière", a-t-il indiqué. "Comment s'est monté ce consortium" dont le capital "est détenu à 70% par une société italienne", s'est-il interrogé.

Une place au gouvernement?

S'il a loué la flexibilité du gouvernement sur l'écotaxe, pas question pour lui, en revanche, de revenir sur d'autres mesures jugées impopulaires comme la taxe à 75% dans le foot, la TVA à 10% pour les artisans qui auraient, selon lui, "déjà obtenu beaucoup", ou la taxation de l'assurance-vie. A peine reconnaît-il, sur ce sujet, un manque de communication et un défaut d'explication de la part de la majorité.

Enfin, le chef de l'Etat doit-il changer "de cap et d'équipe", comme le demande la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann? "C'est de la responsabilité du Président de la République", a-t-il botté en touche, ironisant sur le fait que l'élue de Paris souhaitait peut-être entrer au gouvernement. Et lui alors? Une place de ministre pourrait-elle le tenter? "Je ne souhaite que la réussite de la politique de François Hollande", a-t-il répété deux fois. Avant de lâcher: "Je n'en suis pas là. Pour l'instant, je suis candidats aux municipales à Dijon."