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Congrès PS : les figures du parti défendent Ayrault

Martine Aubry et Harlem Désir au congrès du PS à Toulouse

Martine Aubry et Harlem Désir au congrès du PS à Toulouse - -

Le Premier ministre, qui doit prendre la parole samedi en fin d'après-midi, et son gouvernement ont été défendus par Harlem Désir, Martine Aubry, Ségolène Royal et Claude Bartolone.

Les socialistes ont ouvert vendredi à Toulouse leur congrès, le premier depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, en le plaçant d'emblée sous le signe du "combat" derrière le gouvernement en proie à de fortes turbulences, prenant notamment la défense de Jean-Mac Ayrault.

"Le Parti socialiste va faire pack autour du gouvernement. C'est un congrès de combat contre les conservatismes face à une droite qui n'a pas accepté le verdict du 6 mai", a déclaré à la presse le nouveau premier secrétaire du PS Harlem Désir, à son arrivée au Parc des expositions.

"Il n'y a pas un socialiste, pas un parlementaire, pas un ministre, pas un élu, pas un militant qui ne doit (pas, ndlr) être au soutien du Premier ministre dans sa tâche extrêmement difficile", a renchéri l'ancienne patronne du PS, Martine Aubry.

Royal : "Il ne faut pas exagérer"

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a défendu aussi Jean-Marc Ayrault, estimant qu'il ne fallait pas "exagérer" ou "dramatiser" les couacs au gouvernement. Mais elle a souhaité que le gouvernement passe d'une "phase de rodage" à un "rythme de croisière".

"Je ne connais pas un gouvernement qui n'ait pas connu de couacs", a plaidé Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale. "Là, nous avons passé un moment difficile, celui de (...) faire reculer l'endettement, maintenant vous allez voir, chacun va retrouver sa place", a-t-il assuré devant des journalistes.

Désir et Aubry applaudis

A l'ouverture de ce rendez-vous intervenant dans un "climat apaisé", selon Martine Aubry, tous insistaient sur l'"unité", le "rassemblement" et le "combat" des socialistes déterminés à être "à l'offensive" face à l'opposition.

Pour autant, derrière ces éléments de langage, la ferveur des grand jours n'était pas au rendez-vous, et les militants présents dans les gradins loin d'être les 4.000 attendus.

Au fil des interventions, les travées étaient progressivement désertées. "La salle se vide. Le débat s'étire", constatait, désabusé, en début de soirée Christophe Borgel, un responsable du parti.

Seuls Harlem Désir et Martine Aubry ont été chaleureusement applaudis.

Ayrault attendu samedi

Pour cette première journée, l'accent avait été mis sur la dimension européenne des débats et sur la nécessité d'une plus grande coopération des socialistes et sociaux-démocrates, dans la perspective des élections européennes de 2014.

Les congressistes ont également adopté à l'unanimité moins une abstention le rapport entérinant le scrutin de la semaine dernière faisant d'Harlem Désir le premier secrétaire.

Plusieurs ministres, dont Manuel Valls, sont attendus samedi, ainsi que Jean-Marc Ayrault, qui prendra la parole en fin d'après-midi.

bfmtv avec AFP