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Congrès PS : Harlem Désir en combat "contre les conservatismes"

Harlem Désir à l'ouverture du congrès de Toulouse

Harlem Désir à l'ouverture du congrès de Toulouse - -

Les socialistes ont ouvert le congrès de Toulouse, une occasion d'investir officiellement le nouveau leader du parti.

Les socialistes se retrouvent à partir de vendredi pendant trois jours à Toulouse pour un congrès de "rassemblement" autour de leur nouveau chef, Harlem Désir. En ouverture des festivités, le leader du PS a rappelé le "projet de combat contre le conservatisme", en réaction au débat entre Jean-François Copé et François Fillon dans l'émission des Paroles et des actes

"Ce congrès de Toulouse va être un congrès d'unité des socialistes. Le Parti socialiste va faire pack autour du gouvernement, a déclaré devant la presse le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, à son arrivée où il a été ovationné par les militants. Harlem Désir s'est aussi élevé contre "le mensonge industriel d'Etat" perpétré, selon lui, par Nicolas Sarkozy et "révélé" jeudi soir par François Fillon, au sujet d'un "plan social de 8.000 emplois dans le groupe PSA".

"C'est une faute inexcusable qui montre que la droite n'a absolument aucune leçon à donner en matière d'économie (...) et n'a absolument aucun crédit compte tenu de ce qu'elle a caché aux Français. La droite avait en fait abandonné l'industrie", poursuit le premier secrétaire.


Sortir du système actuel

Après le chef du SPD allemand Sigmar Gabriel et le chef de la gauche italienne Pier Luigi Bersani, le discours de Ségolène Royal, représentante de l'Internationale socialiste, était aussi très attendu. Elle est revenue sur le Prix Nobel de la Paix adressé à l'Union Européenne. Elle analyse cette récompense comme un "appel pour l'avenir". Selon elle, "nous ne sortirons pas de la crise dans le système actuel".

Voulant éviter à tout prix des tractations de dernière minute lors de leur rassemblement, le nouveau premier secrétaire du PS, Harlem Désir, est parvenu à dégager, juste avant le congrès, un accord sur la répartition des sièges au Conseil national (le "parlement" du parti) pour les différentes sensibilités qui s'étaient rassemblées autour de sa motion ou ligne d'orientation politique, à vocation majoritaire.