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Cambadélis demande à Sarkozy "de prendre ses distances avec Mme Morano"

Jean-Christophe Cambadélis était l'invité de Ruth Elkrief sur BFMTV ce mardi.

Jean-Christophe Cambadélis était l'invité de Ruth Elkrief sur BFMTV ce mardi. - Capture d'écran BFMTV

Le Premier secrétaire du PS appelle le président des Républicains à prendre publiquement position après les propos de Nadine Morano sur la France pays "de race blanche", et à "tirer les conclusions" de cette sortie.

Invité mardi soir de Ruth Elkrief sur BFMTV, le premier secrétaire du Parti socialiste a demandé au président des Républicains Nicolas Sarkozy "de prendre ses distances très nettement avec Mme Morano" après les propos polémiques de l'eurodéputée sur "la France pays de race blanche".

Le patron du PS s'est adressé directement à Nicolas Sarkozy, l'appelant à se prendre publiquement position sur le sujet et à "tirer les conclusions" de la sortie de son ancienne ministre, sans pour autant demander - comme l'ont fait plusieurs personnalités politiques - que lui soit retirée la tête de liste aux élections régionales.

"Cette déclaration de Nadine Morano sur 'la France, pays de race blanche' vient après beaucoup de dérapages d'un certain nombre de responsables des Républicains. La seule chose que je peux demander c'est que M. Sarkozy fasse la clarté. Je demande au patron des Républicains d'être républicain et de prendre ses distances avec Mme Morano", a demandé Jean-Christophe Cambadélis.

"Que M. Sarkozy prenne publiquement position"

"C’est à lui d’en tirer les conclusions mais j’observe que beaucoup des responsables des Républicains se sont exprimés, pas M. Sarkozy (...) Je ne comprends pas pourquoi il ne s’exprime pas", a-t-il dénoncé. "Je ne sait pas dans quel climat il vit mais aujourd’hui on ne parle que de ça. Donc il n’est pas anormal que le président des Républicains prenne publiquement position", a-t-il poursuivi.

Jean-Christophe Cambadélis est par ailleurs revenu sur sa petite phrase à l'égard du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qu'il avait qualifié mardi matin de "ministre d'ouverture". "L’ouverture c’est sur la société civile", a-t-il expliqué alors que Ruth Ekrief lui demandait s'il entendait par là que le locataire de Bercy était de droite. "Il n’est pas au parti socialiste, il n’est dans aucune autre formation, c’est quelqu’un qui était hier banquier, il est venu dans un gouvernement de gauche, c’est un ministre d’ouverture", s'est-il encore justifié.

Enfin, sur la question du référendum du PS sur l'unité de la gauche avant les élections régionales, le député de Paris a estimé que celui-ci serait réussi si 300.000 personnes y participent. La participation "ne sera pas aussi importante qu’on pourrait le rêver", a-t-il prévenu. "Mais s’il y a par exemple 300.000 votants ce sera un succès et cela démontrera que le peuple de gauche est pour l’unité et ce dès le premier tour voire au deuxième s’il le faut."

V.R.