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Cambadélis appelle Macron à participer à la primaire du PS

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a lancé ce lundi un "appel" à Emmanuel Macron pour qu'il s'inscrive dans le jeu de la primaire de la gauche au mois de janvier. Jean-Christophe Cambadélis estime qu'il n'a actuellement "aucun potentiel important" pour faire gagner la gauche en 2017.

"Je lui lance ce matin un appel: Emmanuel, participe à la primaire", a déclaré le député de Paris au micro de France info. "Il n'est pas idiot, il voit que son espace politique est en train de se réduire fortement." 

"Il n'a aucun potentiel"

"Son espoir de voir Juppé battu, Sarkozy élu et François Hollande pas candidat est en train de se réduire", a-t-il ajouté, appelant Emmanuel Macron à "se poser le problème de comment aider son camp". 

Interrogé sur l'expression "important potentiel", le responsable socialiste a répondu: "il n'a aucun potentiel important, aujourd'hui, il n'est même pas au deuxième tour" de l'élection présidentielle, selon les sondages. "C'est très embêtant parce que c'est une division de la gauche, ça disqualifie la gauche sans le qualifier", a affirmé Jean-Christophe Cambadélis.

Le risque de l'exclusion du PS

Il s'est dit convaincu que s'il jouait le jeu de la primaire, l'ancien ministre de l'Économie perdrait. "L'électorat de gauche, c'est pas son fort", a-t-il déclaré, l'appelant en outre à être "loyal vis-à-vis de ses soutiens", "peu nombreux" mais "tous socialistes". Les supporters d'Emmanuel Macron encourent l'exclusion du PS s'il soutenaient un autre candidat que celui désigné par le parti.

Interrogé sur le moment où François Hollande devait annoncer sa décision de se présenter ou non, il a répondu que le chef de l'état devait "se hâter lentement oui". "Il doit commencer à réfléchir à cette question" dès le "lendemain de la primaire de la droite", a-t-il recommandé. Selon lui, la possible victoire de François Fillon dimanche prochain lors du second tour de la primaire de la droite, "pour le camp de la gauche, ça élargit les possibles".

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP