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"Taxe tampon": pour le gouvernement, c'est non

L'hémicycle de l'Assemblée nationale

L'hémicycle de l'Assemblée nationale - AFP

Le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert a indiqué que "le gouvernement ne souhaite pas bouger sur les taux de TVA" dans le cadre du projet de budget pour 2016.

L'Assemblée nationale a rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi la demande de députés socialistes d'appliquer un taux de TVA à 5,5% aux produits de protection hygiénique féminine. Cet amendement contre la "tampon tax", qui avait pourtant été accepté mardi en commission, était porté par la présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée, Catherine Coutelle, qui considère ces produits comme "de première nécessité".

Elle relayait la demande du collectif Georgette Sand, qui a lancé une pétition ayant recueilli plus de 17.000 signatures. Les femmes dépensent entre 5 et 8 euros par mois pour leurs protections périodiques. Une dépense incontournable. "J’achète des tampons, qui me coûtent 4,75 euros, expliquait une femme sur RMC. J’en ai besoin, et je ne me suis jamais posée la question: d’où ce prix provient-il?" "C’est un vrai budget, les serviettes hygiéniques, insiste une autre cliente. Surtout qu’il y a moi et il y a ma fille. C’est comme le lait: on en a besoin, donc on l’achète. On ne fait pas attention. "

Mais le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert a indiqué que "le gouvernement ne souhaite pas bouger sur les taux de TVA" dans le cadre du projet de budget pour 2016. Il a relevé qu'un taux de 20% était appliqué aux mousses à raser pour hommes et que "le débat est passionné" mais "pas simple". La mesure pour les tampons, serviettes et autres coupes menstruelles était évaluée à 55 millions d'euros.

la rédaction avec AFP