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La députée Frédérique Dumas quitte LREM pour l'UDI

La députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas sur les bancs de l'Assemblée nationale. Photo prise le 28 novembre 2017.

La députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas sur les bancs de l'Assemblée nationale. Photo prise le 28 novembre 2017. - JACQUES DEMARTHON, AFP

La députée dit avoir pris le temps de la réflexion. Elle regrette notamment certaines décisions prises dans l'audiovisuel public.

La députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas a annoncé dimanche soir à l'AFP qu'elle quittait La République en marche pour rejoindre l'UDI, ainsi que le club de Xavier Bertrand, La Manufacture. "Il s'agit, bien sûr, de l'expression de déceptions profondes et les raisons de ce choix de quitter la majorité, que je fais avec tristesse, sont toutes mûrement réfléchies", a annoncé la députée dans un courrier à ses administrés, transmis à l'AFP.

Dans sa lettre, Frédérique Dumas précisé qu'elle "quitte La République en marche, pas Emmanuel Macron"."J'ai fait part depuis des mois, et cela à tous les niveaux, de mes inquiétudes, puis de mes incompréhensions. Je n'ai pas été entendue. J'ai exprimé par ailleurs certains de mes désaccords publiquement. On me l'a reproché", fait-elle valoir.

Désaccord avec la décision de suppression de France 4

La députée, productrice de cinéma de profession et qui était coordinatrice d'un groupe de travail parlementaire sur l'audiovisuel public, avait déjà critiqué publiquement en juin la décision de la ministre de la Culture de supprimer de la TNT la chaîne France 4.

"Le travail de fond que nous avons mené a donné lieu, à l'issue d'une grande concertation avec les acteurs du secteur, à un rapport cosigné par six autres députés. Or, ce travail (...) a tout simplement été balayé du revers de la main par le Premier ministre", déplore-t-elle, en constatant qu'"il n'y a eu aucun débat, aucune discussion, aucun échange".

La parlementaire regrette en outre qu'un autre de ses chevaux de bataille, l'éducation artistique et culturelle, ne fasse pas l'objet d'"avancées significatives".

"Ne souhaitant pas me laisser condamnée à l'impuissance, ne pouvant accepter une mission, même si elle me tient profondément à cœur, en échange de mon silence, comme il m'était implicitement demandé, je n'avais qu'un seul choix: partir", se défend Frédérique Dumas.

D. N. avec AFP