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Nouvelles restrictions: la ministre de l'Enseignement supérieur confirme que "rien ne change pour les universités"

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal, à Paris, le 30 octobre 2019

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal, à Paris, le 30 octobre 2019 - ludovic MARIN © 2019 AFP

Les structures d'enseignement supérieur ne sont pas concernées par la fermeture des établissements scolaires annoncée mercredi par Emmanuel Macron pour une durée de trois à quatre semaines.

Alors que les établissements d'enseignement supérieur fonctionnent déjà largement à distance depuis le début de la crise sanitaire, ce qui pose notamment le problème du décrochage des étudiants, les nouvelles restrictions annoncées mercredi par Emmanuel Macron pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 ne concernent pas les établissements d'enseignement supérieur.

Si les crèches, collèges et lycées sont appelés à fermer leurs portes pour une durée de trois à quatre semaine à compter de ce vendredi soir, il n'en va pas de même pour les universités.

"Il n’y avait pas de raison de fermer les universités"

"Rien ne change pour les universités mais cela change tout pour les étudiants", formule ainsi la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Frédérique Vidal dans les colonnes du Figaro de ce vendredi.

"Il n’y avait pas de raison de fermer les universités. Les étudiants sont de jeunes adultes qui télétravaillent, à l’exception d’un jour par semaine", a-t-elle ajouté.

Ce statu quo concerne également les concours et examens. Les concours des étudiants de classes préparatoires sont maintenus en présentiel, à l'instar de l'examen de la Paces (Première année commune aux études de santé). Pour les examens du second semestre, Frédérique Vidal prône une "même dynamique" qu'au premier semestre, où "60% des examens ont été passés à distance".

Lourd tribut des étudiants

À l'image du reste de la société, les universités sont lourdement atteintes par les conséquences de la crise sanitaire depuis ses balbutiements. Des "chèques psy" ont été déployés pour lutter contre le mal-être étudiant.

Depuis la fin du mois de janvier, une jauge maximale de 20% de la capacité d'accueil a été instaurée afin de lutter contre le décrochage des étudiants qui restent à distance et leur isolement. "Environ 60% sont effectivement revenus" depuis le début du mois de février, détaille Frédérique Vidal.

Pas de décrochage massif

Le 18 mars, la Conférence des présidents d'université (CPU) a indiqué ne "pas constater de décrochage massif" des étudiants à l'issue du premier semestre. Ce que confirme la ministre dans Le Figaro:

"Le décrochage n’est pas plus important que les années précédentes. Il est lié à l’orientation, au fait que les étudiants, une fois leur formation intégrée, ne s’y retrouvent pas. Je ne crois pas que le distanciel soit la cause du décrochage. Certains travaillent même beaucoup plus à distance et trouvent là une autre forme de pédagogie", croit-elle savoir.

Si nombre d'étudiants plaident en faveur d'une augmentation des jauges d'accueil, cette demande n'est pour l'heure pas à l'ordre du jour. "La question ne se pose pas pour les quatre semaines à venir", oppose Frédérique Vidal, qui indique toutefois travailler "sur un protocole d'extension, qui permettrait de passer à deux jours par semaine en présentiel" afin de "poser les jalons pour réussir une rentrée 2021 aussi normale que possible".

Clarisse Martin Journaliste BFMTV