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NKM a "deux tiers" des parrainages nécessaires pour la primaire

Si Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate à la primaire de la droite, affirme avancer dans sa quête aux précieux parrainages, elle se montre toujours aussi critique sur la système mis en place. L'occasion de taper sur le dos de Nicolas Sarkozy, sans le citer directement.

La candidate à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet annonce ce dimanche avoir réuni environ "deux-tiers" des parrainages nécessaires mais continue de critiquer les conditions de la participation à la primaire de la droite décidées par la direction des Républicains.

"Il y a quelque chose d'assez scandaleux: on nous demande à nous candidats, d'aller chercher 2.500 parrainages d'adhérents sans avoir le fichier des adhérents donc sans connaître leur adresse ni leur mail, rien", déclare-t-elle dans un entretien au Journal du Dimanche, revenant sur une critique qu'elle a déjà souvent prononcée.

250 élus dans 30 départements

Estimant que les militants LR n'ont pas été réellement "informés" de la possibilité de parrainer un candidat, elle accuse la direction de son parti de vouloir "limiter l'accès à la primaire plutôt que de l'ouvrir". 

Pour pouvoir participer à la primaire, les candidats doivent réunir avant le 9 septembre le parrainage de 250 élus dans 30 départements, dont 20 parlementaires, et de 2.500 adhérents du parti.

Nathalie Koscisko-Morizet assure en être dimanche "environ aux deux-tiers", expliquant qu'il s'agissait d'"un travail de dentellière", imposant "une dizaine de coups de fil par jour à des maires actuellement", ainsi que des déplacements.

"L'enjeu, c'est de réussir à maintenir ce rythme", dit-elle.

"Un excès de zèle"

Refusant d'accuser directement Nicolas Sarkozy, le président des Républicains, elle dénonce des "excès de zèle". "Nous, nous n'avons pas les listings des adhérents mais je connais des gens qui ont adhéré au parti au mois de juin et qui, 15 jours plus tard, recevaient des mails de l'association des amis de Nicolas Sarkozy les invitant à parrainer Nicolas Sarkozy, pas encore candidat", raconte-t-elle.

Défendant sa vision "moderne de la droite et du centre", et rappelant "être la seule au bureau politique" à dire que "le PS est l'adversaire mais le Front national, l'ennemi prioritaire", l'ancienne ministre demande en outre aux autres candidats de se rendre compte "qu'une primaire dans laquelle la moitié de l'humanité n'est pas représentée avec aucune femme candidate, cela donnerait une image désastreuse de l'opposition".

la rédaction, avec AFP