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Nicolas Sarkozy s'imprègne du souvenir de la Résistance

Nicolas Sarkozy s'est à nouveau imprégné du souvenir de la Résistance, ce jeudi sur le plateau des Glières, alors qu'il est ébranlé par la déroute de sa majorité aux élections régionales et l'affaire des rumeurs sur son couple. /Photo prise le 8 avril 201

Nicolas Sarkozy s'est à nouveau imprégné du souvenir de la Résistance, ce jeudi sur le plateau des Glières, alors qu'il est ébranlé par la déroute de sa majorité aux élections régionales et l'affaire des rumeurs sur son couple. /Photo prise le 8 avril 201 - -

PETIT-BORNAND, Haute-Savoie - Nicolas Sarkozy s'est à nouveau imprégné du souvenir de la Résistance, ce jeudi sur le plateau des Glières, alors...

PETIT-BORNAND, Haute-Savoie (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est ressourcé dans un haut-lieu de la Résistance alors qu'il est ébranlé par la déroute de sa majorité aux élections régionales et l'affaire des rumeurs sur son couple.

Fidèle à un engagement pris pendant sa campagne présidentielle, le chef de l'Etat est revenu comme chaque année sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie.

Sous un ciel gris et bas, il s'est d'abord recueilli à la nécropole de Morette, où sont inhumés une centaine des 495 maquisards qui ont combattu sur ce plateau une division de la Wehrmacht entre le 31 janvier et le 26 mars 1944.

Le visage grave, il a passé en revue une unité de chasseurs alpins en tenue de camouflage blanche avant de déposer une gerbe au pied du monument à la mémoire des résistants tombés en 1944.

En repartant vers sa voiture, il a serré les mains tendues par la petite foule qui a assisté à distance à la cérémonie, avant de gagner le plateau des Glières, encore enneigé, où il a déposé une autre gerbe et s'est recueilli dans la crypte du mémorial des combats de 1944.

Plus tard, lors de la remise des insignes de chevalier dans l'Ordre du Mérite au maire du Petit-Bornand, Marc Chuard, il a salué la "force morale" et la "force de caractère" des résistants et des Savoyards.

Les Savoyards, dont on célèbre cette année les 150 ans de rattachement à la France, ont apporté à celle-ci "une forme de vertu civique ô combien nécessaire par les temps que nous connaissons", a déclaré le chef de l'Etat.

Lorsque cette force morale "se tourne vers l'engagement citoyen, elle devient un atout pour le pays tout entier", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy était accompagné par le président, UMP et haut-savoyard, de l'Assemblée nationale, qui revient dans une interview publiée jeudi par Le Dauphiné Libéré sur les difficultés politiques du moment.

Bernard Accoyer dénonce "une certaine confusion des rôles" qui provoque, selon lui, un "sentiment de malaise" parmi les élus et les électeurs de la majorité présidentielle.

"Je souhaite que l'on revienne à un fonctionnement plus lisible de nos institutions", réaffirme le président de l'Assemblée.

Bernard Accoyer déplore que le groupe UMP de l'Assemblée, présidé par Jean-François Copé, fonctionne "de plus en plus comme un parti" et ne laisse plus d'espace à l'UMP.

"Un tel désordre nuit à l'action gouvernementale et à sa compréhension", ajoute-t-il.

Quant aux rumeurs sur le couple présidentiel, qualifiées d'"insignifiantes" mercredi par l'épouse du chef de l'Etat, Carla Bruni-Sarkozy, Bernard Accoyer rappelle que la Ve République "a souvent été marquée de rumeurs plus ou moins sordides". "J'ai le plus grand mépris pour ces manipulations insupportables".

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet