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Nicolas Sarkozy reçu par le pape François dans la plus grande discrétion

Nicolas Sarkozy reçu par le pape François dans la plus grande discrétion - Lundi 21 mars 2016

Nicolas Sarkozy reçu par le pape François dans la plus grande discrétion - Lundi 21 mars 2016 - AFP

Dans la plus grand discrétion, l'ancien chef de d'Etat Nicolas Sarkozy s'est entretenu à Rome avec le Pape François. Un rendez-vous tenu pour secret sur lequel le Vatican n'a pas souhaité communiquer.

L'ancien président Nicolas Sarkozy a été reçu lundi en compagnie de son épouse Carla Bruni par le pape François en audience privée, selon une information communiquée par des sources concordantes, alors que le Vatican n'a donné aucune information sur la rencontre.

Signe de la volonté du Vatican de garder à l'entretien un caractère privé, le service de presse du Vatican s'est refusé à confirmer la rencontre. Le nom de l'ancien président ne figure pas sur la liste des personnalités reçues dans la matinée, parmi lesquelles figuraient le grand-duc Henri de Luxembourg et son épouse.

Selon ces sources concordantes ayant requis l'anonymat, un entretien d'une demi-heure aurait eu lieu vers 11h00 ce matin entre le pape et l'ancien chef de l'Etat accompagné d'une petite délégation. 

L'ancien chef de l'Etat et président des Républicains n'avait encore jamais rencontré le pape argentin. En 2014, déjà, Nicolas Sarkozy avait cherché en vain à être reçu par François, élu un an plus tôt.

Une rencontre avec Benoît XVI en 2012

Le pontife argentin avait récemment reçu plusieurs figures politiques ou militantes françaises, comme la chef de file de "l'Avenir pour tous", Frigide Barjot, ainsi que des membres des "Poissons roses", mouvement de catholiques progressistes affiliés au Parti Socialiste.

Lors de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy avait rencontré au Vatican Benoît XVI une première fois le 20 décembre 2007 et une deuxième fois le 8 octobre 2010. Le président François Hollande a effectué une seule visite au Vatican, le 24 janvier 2014. Les relations entre la France et le Saint-Siège sont marquées par diverses attentes et malentendus.

L'épiscopat français n'a toujours pas confirmation d'un voyage en France du pape, qui était été envisagé pour 2015 puis pour 2016, mais ne s'est jamais concrétisé. L'ambassade de France près le Saint-Siège est sans titulaire depuis plus d'un an, le Vatican n'ayant pas donné son agrément au candidat de l'Elysée, Laurent Stefanini, un diplomate chevronné, catholique pratiquant et homosexuel.

A.-F. L. avec AFP