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Neige: les autorités auraient-elles pu mieux gérer la crise météo?

Élisabeth Borne

Élisabeth Borne - LOIC VENANCE / AFP

Alors que les chutes de neige ont entraîné un véritable chaos sur les routes d'Île-de-France depuis mardi soir, la question de l'anticipation de cette crise météorologique par les pouvoirs publics est posée.

Depuis le PC circulation de Créteil, la ministre chargée des Transports ne peut ce mercredi matin que constater que "la situation reste difficile", alors que les chutes de neige ont paralysé l'Île-de-France depuis mardi soir. "Évitez de prendre votre voiture, et essayez de vous rabattre sur les transports en commun", recommande la ministre, alors que 1.500 personnes ont dû passer la nuit dans leurs véhicules sur la N118 et que la région parisienne a compté jusqu'à 740 kilomètres de bouchons - un record. Une réponse insuffisante de la part des pouvoirs publics?

Régulation du trafic

En partie, selon Christophe Barbier, éditorialiste pour BFMTV.

"On a sous-estimé le choc météo. Parfois la nature est plus forte que nous. On ne peut pas demander à l’Etat ou aux régions de s’équiper comme si on était au Canada, alors que ce genre d’épisode arrive très rarement."

Cependant, une gestion différente de cette crise météo serait possible selon lui:

"Il faut dire aux gens : ‘Ne venez pas! On vous demande, on vous interdit de venir si vous n’avez pas une voiture équipée avec des pneus neiges ou des chaînes dans le coffre.’ On le fait quand il y a des pics de pollution, on dit aux Français: 'Vous ne circulez pas, ou dans certaines conditions'. Pourquoi on ne dit pas aux Français: ‘Attention, vous n’avez pas le droit de prendre votre voiture sans équipement’?"

Déficit d'information

Sur notre antenne, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse estime pour sa part qu'il y a "beaucoup de travail à faire sur l'information des voyageurs en amont". 

"Le problème, ce n’est pas que les transports soient bloqués, on ne va pas empêcher aux branches d’arbres de tomber quand il neige, c’est qu’on organise la vie en fonction de ces perturbations. (...) À l’heure des réseaux sociaux, l’information doit être en temps réel", plaide l'élue Les Républicains. 

Depuis le PC sécurité de Créteil, Élisabeth Borne assurait, elle, que "la situation devrait s’arranger dans le courant de la matinée".

Louis Nadau