BFMTV

NDDL: Corbière dénonce "une mise en scène d'affrontements"

Alexis Corbière, député LFI.

Alexis Corbière, député LFI. - AFP

Le député France Insoumise Alexis Corbière a accusé ce jeudi le gouvernement de "mettre en scène la violence" à Notre-Dame-des-Landes lors de l'expulsion de zadistes qui a fait plusieurs blessés.

Le député LFI Alexis Corbière a accusé ce jeudi le gouvernement de "mise en scène de la violence" à Notre-Dame-des-Landes, fustigeant l'image de "Macron baston" que veut donner le chef de l'Etat.

"La presse ne peut pas jeter un oeil"

"Il y a une mise en scène de la violence", "il y a une volonté de mise en scène d'affrontements", a dénoncé Alexis Corbière sur RTL, déplorant aussi que les journalistes n'aient "pas du tout accès à ce qui se passe".

"Il n'est pas normal qu'il y ait dans ce pays un moment où la presse ne peut pas jeter un oeil sur ce qu'il se passe, ça démontre qu'il y a sans doute des choses qui vont plus loin que ce qu'on veut en dire", a-t-il jugé.

"Macron baston"

"En 86 (grève étudiante et lycéenne contre la loi Devaquet, NDLR) c'était "Chirac matraque", là j'ai l'impression qu'il y a "Macron baston", c'est l'image qu'il veut donner", a déclaré l'élu de Seine-Saint-Denis: "affronter le mouvement social, affronter les zadistes, affronter les cheminots, y compris même parfois à (l'université de) Nanterre des CRS qui viennent".

"J'ai vraiment le sentiment dans l'affaire Notre-Dame-des-Landes que le gouvernement lui-même volontairement met en scène ce rapport de force pour dire "je bombe le torse, je m'adresse à une fraction de l'électorat la plus réactionnaire, la plus dure" (...) c'est inquiétant", a-t-il ajouté.

"Personne ne veut de la casse"

En ce qui concerne le mouvement de contestation dans les universités, Alexis Corbière a réfuté les accusations de manipulation, martelant qu'"il ne faut pas de violence". 

"La jeunesse elle est forte si elle se fait entendre massivement, pacifiquement (...) et la violence non seulement ne sert à rien, est absurde, mais même parfois est utilisée contre le mouvement parce que personne ne veut la casse, personne ne veut des insultes", a-t-il développé.

Emmanuel Macron a fustigé en conseil des ministres "des mobilisations violentes qui cherchent la convergence des luttes" et sont "loin des sujets liés à l'enseignement supérieur et à la réforme" engagée par le gouvernement, a rapporté mercredi Benjamin Griveaux.

M. F. avec AFP