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Municipales: même en cas d'échec, les ministres candidats resteront au gouvernement

Le président de la République avait déjà indiqué que les élections municipales n'étaient "pas une élection nationale".

Emmanuel Macron avait prévenu lors de ses vœux à la presse: les élections municipales "ne sont pas une élection nationale". Il avait indiqué que par conséquent, il ne tirerait "pas de manière automatique des conséquences nationales".

Selon Le Parisien, l'exécutif a tranché le cas des ministres candidats qui échoueraient au scrutin de mars prochain. Et l'arbitrage va, sans surprise, dans le sens détaillé par le chef de l'État: "Il n'y aura pas de sanction contre les ministres qui perdent", indique une source gouvernementale au quotidien.

"La légitimité du ministre ne procède pas du fait qu'il soit élu parlementaire ou élu local", a corroboré ce jeudi Sibeth Ndiaye sur Public Sénat, ajoutant toutefois qu'"on encourage ceux qui le souhaitent à être élu local, parce que c'est une très belle fonction au service de nos concitoyens".

À ce jour, une dizaine de ministres sont candidats, et certains ne se sont pas encore prononcés. Parmi les membres du gouvernement qui se sont notamment déclarés: Marlène Schiappa dans le XIVe arrondissement de Paris, Franck Riester à Coulommiers ou encore Jean-Baptiste Djebbari à Limoges.

Une règle qui n'est pas inédite

Cette règle est loin d'être inédite, rappelle notre éditorialiste politique Christophe Barbier, citant à l'appui les exemples en 2001 de Jack Lang à Blois, Élisabeth Guigou à Avignon, Dominique Voynet à Dole ou encore Jean-Claude Gayssot à Béziers. "Tous ministres avant, tous battus, et tous maintenus au gouvernement."

Des décisions similaires avaient été prises sous les quinquennats Sarkozy et Hollande, sans automaticité toutefois, notamment pour Xavier Darcos à Périgueux.

Toutefois, pour Christophe Barbier, des difficultés pourraient se poser en cas d'échec d'Édouard Philippe au Havre, où il avait déjà été élu en 2014. "C'est peu probable, mais on ne sait jamais, alors là comment pourrait-il rester Premier ministre?"

Clarisse Martin