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Municipales à Paris: Renson "tend la main" à Gantzer et Bournazel

Le député LREM Hugues Renson, le 28 juillet 2017 à l'Assemblée Nationale à Paris

Le député LREM Hugues Renson, le 28 juillet 2017 à l'Assemblée Nationale à Paris - JACQUES DEMARTHON, AFP/Archives

Paris ne se gagnera pas par un parti politique", a affirmé Hugues Renson.

Hugues Renson, un des six candidats à briguer l'investiture LaREM aux municipales de mars 2020 à Paris, a plaidé ce lundi pour un "large rassemblement" autour de la liste du parti présidentiel en tendant sa main à Gaspard Gantzer et Pierre-Yves Bournazel.

"Je tends la main à Pierre-Yves Bournazel, je tends la main à Gaspard Gantzer. Paris ne se gagnera pas par un parti politique", a déclaré le député de Paris dans l'émission "Audition publique" sur LCP et Public Sénat. "Nous devons créer un large rassemblement à Paris, avant le premier tour. Il n'y a pas assez de différence entre Gaspard Gantzer et moi, entre Pierre-Yves Bournazel et moi pour que nous lancions des dynamiques concurrentes", a-t-il insisté au sujet de l'ex-communicant de François Hollande et l'élu de centre-droit, qui sont également candidats.

La République en marche ne peut "pas gagner seule"

Mounir Mahjoubi, lui aussi candidat à l'investiture LaREM pour la mairie de Paris, a rejoint Hugues Renson ce lundi. Sur notre antenne, il a appelé à "rassembler", plaidant que LaREM "ne peut pas gagner seule."

"Aujourd'hui, est-ce que LaREM peut gagner toute seule? La réponse, c'est non. Si elle veut gagner, elle doit rassembler ceux qui ont décidé d'aller autour de Gaspard Gantzer, elle doit rassembler ceux qui ont décidé d'aller autour de Pierre-Yves Bournazel, elle doit rassembler des maires d'arrondissement élus sous des étiquettes de droite et de gauche. Surtout, elle doit rassembler une majorité de Parisiens."

Appel à une "consultation citoyenne"

Hugues Renson et Mounir Mahjoubi font partie des six postulants sur la ligne de départ chez LaREM pour Paris. Ils sont également signataires, avec Anne Lebreton, d'une tribune dimanche dans le JDD appelant à "une consultation citoyenne" et un calendrier ajourné à septembre pour l'investiture.

L'ancien porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, souhaite, lui, que le candidat En marche soit désigné dès le 10 juillet, au lendemain d'une audition par la Commission nationale d'investiture.

"Le 9 juillet, nous n'aurons pas eu le temps d'aller voir les Parisiens pour discuter", a regretté Hugues Renson. Interrogé sur Benjamin Griveaux, il a souligné que "le sujet n'est pas de faire du 'tout sauf Griveaux'" mais "d'avoir le meilleur candidat" pour Paris.
Cyrielle Cabot avec AFP