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Municipales à Paris: le porte-parole de Griveaux ne croit pas à une candidature de Villani

Le mathématicien et député (LaREM) Cédric Villani, le 25 octobre 2017 à Orsay, en région parisienne.

Le mathématicien et député (LaREM) Cédric Villani, le 25 octobre 2017 à Orsay, en région parisienne. - Etienne Laurent - pool - AFP

Cédric Villani s'est refusé jusqu'à présent à apporter publiquement son soutien à l'ancien porte-parole du gouvernement.

Sylvain Maillard, député LaREM de Paris et porte-parole du candidat investi Benjamin Griveaux, a assuré ce vendredi qu'il ne croit ni à une candidature de son rival Cédric Villani, ni à "un plan B", qui pourrait s'appeler Edouard Philippe.

Cédric Villani s'est refusé jusqu'à présent à apporter publiquement son soutien à l'ancien porte-parole du gouvernement, choisi au début du mois de juillet par la commission d'investiture du parti présidentiel, renvoyant sa décision à la rentrée et laissant ainsi planer le doute quant à une éventuelle candidature dissidente.

Interrogé sur une telle candidature sur LCI, Sylvain Maillard a répondu: "Je n'y crois pas. Villani, il a toute sa place avec nous", en soulignant que "c'est un Marcheur comme nous, il fait partie de notre famille, il est élu député d'En marche (de l'Essonne)".

"Je comprends la déception qui est la sienne"

"Je comprends la déception qui est la sienne, parce qu'il s'est pleinement investi et c'est quelqu'un de qualité, qui a beaucoup de talent, c'est difficile aussi, quand on s'est pleinement investi, de perdre, mais la réalité c'est qu'il a toute sa place dans notre équipe auprès de Benjamin Griveaux", a-t-il ajouté. "Je crois que le plan B, c'est un fantasme qui a toujours existé partout", a aussi réagi le député de Paris à propos d'une éventuelle candidature d'Edouard Philippe.

"Il y a un candidat qui est le candidat qui rassemble le plus, a martelé Sylvain Maillard. La réalité, c'est que les élus et les cadres de Paris sont très majoritairement, voire dans la quasi-unanimité, derrière Benjamin Griveaux et depuis des semaines". "Bien sûr" qu'il ira jusqu'au bout, a assuré le porte-parole.

"Notre adversaire n'est pas chez nous, il est à la mairie de Paris", a-t-il rappelé en visant la maire socialiste Anne Hidalgo, en insistant sur le "besoin d'alternance" des Parisiens.

Cyrielle Cabot avec AFP