BFMTV

Municipales à Paris: Ferrand prévient Villani, "la division, c'est l'échec"

Cédric Villani.

Cédric Villani. - JOËL SAGET / AFP

Alors que Cédric Villani laisse encore planer le doute sur une candidature dissidente à LaREM pour la mairie de Paris, le président de l'Assemblée nationale le met en garde des risques "d'échec".

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a prévenu lundi des risques d'"échec" si le candidat malheureux à l'investiture LREM Cédric Villani présentait finalement une liste autonome pour les élections municipales en mars 2020 à Paris.

"Cédric est mathématicien, mais il faudrait qu'il soit bon calculateur. La division, c'est l'échec. Le rassemblement, c'est la victoire", a déclaré Richard Ferrand, un proche d'Emmanuel Macron, sur Europe 1.

Le député de l'Essonne, lauréat de la prestigieuse médaille Fields en mathématiques, "doit se rassembler autour du candidat Benjamin Griveaux", investi en juillet par la Commission nationale d'investiture de LREM pour Paris, a insisté Richard Ferrand.

Une décision attendue début septembre

Cédric Villani, qui a dénoncé à plusieurs reprises une "procédure viciée", laisse planer le doute quant à une possible candidature indépendante et a promis de faire connaître sa décision début septembre.

"Cédric Villani a été investi par La République en marche, c'est comme ça qu'il est devenu député. A l'époque, il n'a pas contesté le choix de la CNI", a souligné Richard Ferrand.

L'ancien secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, qui avait rallié Cédric Villani dans la dernière ligne droite de la campagne à l'investiture en marche, a annoncé dimanche son engagement auprès de Benjamin Griveaux, dans un entretien au Parisien.

"Quand vous faites partie d'une famille, à un moment, vous devez prendre vos responsabilités", a fait valoir Mounir Mahjoubi.

L'ancien porte-parole du gouvernement l'a remercié dans un message posté sur Twitter, promettant de faire "de Paris la première ville de la démocratie délibérative autour des 240 quartiers", projet porté par Mounir Mahjoubi.

Carole Blanchard avec AFP