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Montebourg en marinière : ça marche !

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La photo d'Arnaud Montebourg en marinière pour faire la promotion du « Made in France », semble avoir des effets positifs. A tel point que le ministre du Redressement productif veut voir des rayons « Made in France » dans les supermarchés.

La photo d'Arnaud Montebourg posant en couverture d'un magazine pour faire la promotion du « Made in France » a fait s'envoler les ventes de marinières, a indiqué mardi le patron d'Armor-Lux, la société bretonne qui les fabrique. Au lendemain de la publication de la photo du ministre du Redressement productif en couverture du Parisien Magazine, les ventes ont progressé de 60% à 65% sur la seule journée du samedi 20 octobre par rapport au samedi précédent, a indiqué Jean-Guy Le Floc'h. La société a vendu ce jour-là quelque 400 marinières pour un chiffre d'affaires total d'environ 20 000 euros.

Un engouement « incroyable » pour les marinières

La flambée a surtout été sensible sur internet. La société a recensé 7 000 connexions en une journée contre 2 000 en moyenne, a précisé le patron d'Armor-Lux, qui a jugé « incroyable » l'engouement pour ces maillots à rayures, vendus aux alentours de 50 euros pièce.
Outre internet, Armor-Lux a pu suivre la progression de ses ventes par son réseau de 50 boutiques intégrées en France. « C'est très positif pour nous », a ajouté le patron de l'entreprise bretonne, qui s'attend à une hausse des ventes de marinières à l'approche des fêtes de fin d'année. Celles-ci, selon lui, « deviennent un basique de l'habillement en France, même si ce n'est pas encore comme le jean ».

« Un message tardif mais très courageux »

A propos de la polémique entre M. Montebourg d'un côté et la commission européenne et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de l'autre sur la question du patriotisme économique, Jean-Guy Le Floc'h a salué la prise de position du ministre en faveur des produits français. « Je trouve ça tardif comme message mais c'est très courageux », a déclaré l'entrepreneur, estimant que l'industrie textile française « a été sacrifiée sur l'autel de la mondialisation ». « Ça me fait plaisir de constater que la Commission européenne et l'OMC ne sont pas contents : au moins les gens se posent enfin les vraies questions », a-t-il dit. Fondé en 1938 sous le nom de Bonneterie d'Armor, le groupe Armor-Lux assure 40% de sa production en France où il emploie 600 personnes, dont 380 dans ses usines de Quimper.

La Rédaction avec AFP