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Borloo demande un "Grenelle de la baisse de la dépense publique"

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Le président de l'UDI a aussi affiché son soutien à son tout nouveau partenaire au Centre, François Bayrou, en vue des municipales et regretté les caricatures qui le griment en alcoolique.

"Evidemment je suis derrière François Bayrou à Pau", a déclaré Jean-Louis Borloo mercredi sur BFMTV. Le président de l'UDI et son compère du MoDem s'étaient rapprochés politiquement le mois dernier au sein de l'Alternative.

"Et je considère que le soutien de l'UMP serait normal", a-t-il poursuivi rappelant que si Jean-François Copé a dit "non", François Fillon et Alain Juppé y sont favorables. Chez les militants UMP, nombreux sont ceux qui reprochent à François Bayrou son soutien à François Hollande au second tour de la présidentielle en 2012.

"Maire, c'est le plus beau mandat, je comprends l'envie de François Bayrou", a dit l'ancien édile de Valenciennes.

Un "Grenelle de la baisse de la dépense publique"

A propos de la réforme fiscale lancée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, Jean-Louis Borloo, qui sera reçu vendredi à Matignon, a demandé un "Grenelle de la baisse de la dépense publique".

"On ne peut pas avoir un débat sur la fiscalité si on ne dit pas déjà quelles baisses structurelles on fait", a-t-il poursuivi, demandant que tout soit "mis sur la table". Parmi ses propositions, "une fiscalisation des investissement du Qatar ou du Koweit en France, mais de l'AS Monaco qui dispute le championnat de Ligue 1, un impôt pour les Français expatriés, à l'instar des Etats-Unis, pas d'augmentation de la TVA dans certains secteurs ou encore une défiscalisation des heures supplémentaires pour les salaires inférieurs à deux SMIC".

Et le député UDI d'estimer qu'avec "des idées claires, tout est possible" et que s'il persiste des blocages, "ils doivent être réglé par peuple via referendum car la réforme fiscale est nécessaire. Elle est lancée et je souhaite qu'elle réussisse".

Jean-Marc Ayrault a reçu, lundi 25 et mardi 26 novembre, l'ensemble des syndicats et organisations patronales.

"Le vote blanc doit être comptabilisé"

Le vote blanc sera-t-il reconnu? Une proposition de loi de l'UDI de Jean-Louis Borloo revient l'Assemblée nationale jeudi. "Ils doivent être comptabilisés car des gens citoyens et concernés s'expriment par ce vote s'ils ne se sentent pas représentés par un candidat".

"Le gouvernement n'en veut pas pour les municipales, je sens une grande gêne du gouvernement et ministère de l'Intérieur", a expliqué Jean-Louis Borloo alors que la loi ne devrait pas s'appliquer aux élections municipales de mars 2014.

"Une agression blessante"

Interrogé ensuite sur les caricatures dont il est l'objet et notamment celle des Guignols de l'Info de Canal + qui le grime en alcoolique, Jean-Louis Borloo s'est dit "touché, blessé" et rappelé que " cela fait 8 ans que cette rumeur existe. Je rappelle que c'est une maladie grave, et qu'heureusement elle ne me touche pas".

"Au début on se dit que c'est la liberté mais à un moment ça devient une agression blessante", a-t-il avoué. "Mais des gens souffrent plus que moi je ne vais pas en faire un plat".

S.A.