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Marine Le Pen craint une perte "volontaire" de Mayotte

Marine Le Pen craint que la France "perde Mayotte" si le gouvernement "continue comme ça"

Marine Le Pen craint que la France "perde Mayotte" si le gouvernement "continue comme ça" - AFP

Marine Le Pen s'est interrogée ce lundi quant à la volonté du gouvernement d'aller vers "une situation de non retour" avec Mayotte après la crise qui a ébranlé l'île.

Marine Le Pen a exprimé ce lundi sa crainte que la France perde Mayotte si le gouvernement "continue comme ça", estimant que les difficultés auxquelles ce territoire est confronté sont "l'avant-garde des problèmes" à venir en métropole et ailleurs outremer.

"Si on continue comme ça, on va perdre Mayotte" par un "effet de substitution de populations qui va entraîner une aggravation manifeste des conflits", a déploré la présidente du FN devant quelques journalistes.

La volonté "d'arriver à une situation de non retour"

"Les étrangers sont déjà majoritaires sur l'île. Les conflits vont être de plus en plus forts. Une partie des Mahorais (...) vont quitter Mayotte pour aller à la Réunion notamment", a estimé la députée du Pas-de-Calais.

"Je finis par me poser la question de savoir si l'absence totale de réaction (du gouvernement) ne cache pas une volonté d'arriver à une situation de non retour (...) et qu'on finisse par laisser Mayotte", a ajouté Marine Le Pen, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi de "mesures d'urgence" à Mayotte, dont la suppression du droit du sol.

"Si on ne tape pas fort à Mayotte (...) on va donner des idées peut-être à d'autres dans d'autres territoires" comme en Guyane, a-t-elle estimé.

"Il ne faut pas considérer Mayotte comme quelque chose d'exceptionnel. C'est un peu l'avant-garde des problèmes qui vont nous tomber dessus", explique Marine Le Pen.

Electorat moins pénalisé par les barrages

L'élection à la législative partielle dimanche de Ramlati Ali, soutenue par la République en marche (LREM), est due à la "volonté de LR de ne pas être élu", a estimé Marine Le Pen, qui avait pourtant soutenu le candidat LR, Elad Chakrina.

"Un certain nombre d'électeurs m'ont fait part qu'ils étaient prêts à aller voter mais si Virginie Calmels leur crachait au visage, ils n'iraient pas", a fait valoir Marine Le Pen, en rappelant que la numéro 2 de LR Virginie Calmels avait dit préférer "perdre plutôt que de gagner grâce à une quelconque alliance avec le FN".

Marine Le Pen a aussi expliqué que l'électorat de Ramlati Ali était davantage "urbain" et donc "le moins pénalisé par les barrages" érigés ces dernières semaines pour protester contre l'insécurité.

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M. F. avec AFP