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Macron présentera sa stratégie contre les "séparatismes" le 2 octobre

Le président Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse, le 10 septembre 2020, à Ajaccio

Le président Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse, le 10 septembre 2020, à Ajaccio - Ludovic Marin © 2019 AFP

Initialement prévu cette semaine, le discours a été reporté en raison de l'épidémie de Covid-19. Le plan sera présenté à Lunel, ville symbolique pour le départ de Français en zone irako-syrienne.

Emmanuel Macron définira le 2 octobre sa stratégie contre les "séparatismes", notamment l'islamisme radical, avant la présentation d'un projet de loi à l'automne sur ce dossier qui fait partie des priorités de la fin du quinquennat, a indiqué son entourage. Attendu, ce discours devait initialement se tenir cette semaine, avant d'être reporté pour que le chef d'État puisse se concentrer sur la gestion de l'épidémie de Covid-19.

Lunel, ville sympoblique

Le lieu de cette allocution n'a pas été dévoilé mais elle n'aura pas lieu à Lunel (Hérault), ville de départ de nombreux jihadistes, un temps envisagée.

Le 4 septembre au Panthéon, le chef de l'Etat avait annoncé vouloir lutter contre toute "aventure séparatiste", remettant ainsi en chantier un dossier lancé en février qui avait été interrompu par la crise sanitaire. Il avait alors annoncé, dans un quartier populaire de Mulhouse, un plan contre le "séparatisme islamiste" comprenant la fin des imams étrangers détachés et un contrôle du financement des mosquées.

Lundi matin, le porte-parole du gouvernement Attal a déclaré sur France Inter que ce projet de loi, qui vise désormais "les séparatismes" - cible plus large que l'islamisme - marquerait une "nouvelle étape".

Depuis le début du quinquennat, a-t-il souligné, plusieurs actions ont déjà été menées sur ce thème, comme la fermeture de lieux "où on prêche la radicalisation et la haine de la France" et la création des quartiers "de reconquête républicaine", où les moyens policiers ont été renforcés.

Vers une pénalisation des certificats de virginité ?

Plusieurs mesures du futur projet de loi ont déjà été dévoilées, comme le contrôle plus strict d'associations qui donnent des cours de langue ou de soutien scolaire. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé de son côté qu'il proposerait de pénaliser les certificats de virginité que délivrent des médecins. Le projet de loi prévoira aussi la création pour les associations d'un contrat d'engagement sur la laïcité.

Le sujet reste explosif, comme l'illustre l'incident survenu jeudi lors d'une audition à l'Assemblée nationale, où des députés LR et une élue LREM ont quitté la salle pour protester contre la présence d'une syndicaliste étudiante voilée, qu'il ont perçue comme "une provocation" communautariste.

La droite attaque régulièrement Emmanuel Macron sur ce thème, à l'image du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) qui a qualifié ce week-end encore le chef de l'Etat de "grand naïf qui n'a pas pris la mesure de ces problèmes" et qui "a du mal à prononcer le mot islamisme".

Par E.P avec AFP