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Lutte contre Ebola : François Hollande  à Conakry en Guinée

Les présidents français et guinéen, à Conakry, le 28 novembre 2014.

Les présidents français et guinéen, à Conakry, le 28 novembre 2014. - BFMTV

Le président français François Hollande était vendredi à Conakry, en Guinée pour une courte visite officielle largement consacrée à la lutte contre le virus Ebola. Il est le premier chef d'Etat occidental à se rendre dans l'un des pays touchés par l'épidémie de fièvre hémorragique.

Sa visite est déjà une première. François Hollande est arrivé vendredi à Conakry pour une courte visite officielle en Guinée largement consacrée à la lutte contre Ebola. Il s'agit du premier dirigeant occidental à se déplacer dans l'un des pays les plus touchés par la fièvre hémorragique.

"Nous sommes ensemble dans la lutte"

"Nous avons le devoir de vous soutenir" dans "l'épreuve que votre pays traverse", a déclaré François Hollande. "Nous sommes ensemble dans la lutte" contre le virus, a-t-il ajouté au début de cette étape sur le chemin du sommet de la Francophonie samedi et dimanche. Il s'agit de la première visite d'un dirigeant non africain dans un des trois pays les plus frappés par cette épidémie de fièvre hémorragique. "A Dakar, je lancerai un appel à la mobilisation internationale", a indiqué le président français.

Le virus Ebola a fait 5.689 morts sur 15.935 cas recensés en onze mois, essentiellement en Guinée, Sierra Leone et au Liberia, d'après un bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) arrêté au 23 novembre. La Guinée à elle seule comptabilisait 1.260 décès sur 2.134 cas à la même date.

"Tout le monde peut venir en Guinée"

Accueilli à l'aéroport par le président guinéen Alpha Condé, François Hollande doit visiter un laboratoire de l'Institut Pasteur installé au sein de l'hôpital Donka de Conakry et rencontrer des acteurs de la lutte contre la propagation du virus.

Le président guinéen Alpha Condé a salué vendredi la visite de son homologue français, preuve selon lui que "tout le monde peut venir en Guinée". "Pour le peuple de Guinée, l'arrivée du président Hollande est un très très grand symbole. Si le président d'un pays aussi important que la France vient en Guinée, cela veut dire que tout le monde peut venir en Guinée", a déclaré Alpha Condé, ajoutant: "C'est plus important même que l'aide qu'il nous apporte sur le plan médical".

110 millions d'euros d'aide et bientôt quatre centres de soins

Une aide française qui cependant monte en puissance. Lors de sa visite en Guinée, la première d'un président français depuis 1999, François Hollande doit faire le point sur son déploiement dans ce pays, où la France a décidé de concentrer son action, en s'engageant à hauteur de 110 millions d'euros. La France a déjà ouvert un centre de soins gérée par la Croix-Rouge à Macenta, au coeur du foyer de l'épidémie en Guinée forestière (sud-est). Trois autres doivent être opérationnels d'ici à mi-décembre dans cette région.

Par ailleurs, deux centres, l'un consacré à la formation des soignants, l'autre à leur traitement, doivent ouvrir prochainement à Conakry. François Hollande escompte également, à l'occasion de cette visite, donner "un nouveau départ" à la relation franco-guinéenne, en dents de scie depuis l'indépendance de la Guinée en 1958.

D. N. avec AFP