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Loi sur le séparatisme: "ce n'est pas que l'islam radical", assure Marlène Schiappa

Marlène Schiappa le 25 novembre 2019.

Marlène Schiappa le 25 novembre 2019. - Stéphane De Sakutin - AFP

La ministre déléguée à la Citoyenneté a toutefois ajouté que l'islam radical constitue "la principale menace à l'heure actuelle en France".

La future loi sur le séparatisme ne concerne "pas que l'islam radical", qui reste la "principale menace" actuellement en France, mais aussi le "suprémacisme blanc" et les "dérives sectaires", a expliqué vendredi la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa.

Le "séparatisme", terme forgé par le président Emmanuel Macron, "ce n'est pas que l'islam radical, mais c'est aussi et principalement l'islam radical parce que c'est la principale menace à l'heure actuelle en France", a-t-elle déclaré sur France Info.

Plus largement, ce terme désigne "la manière de s'organiser de façon hostile et violente vis-à-vis la République", a-t-elle détaillé.

Pas de définition "exhaustive"

A titre d'exemples, Marlène Schiappa a cité le "suprémacisme blanc" - plusieurs projets d'attentats déjoués récemment en France émanaient de l'ultra-droite - ou "les dérives sectaires", contre lesquelles des mesures doivent être prises dans le projet de loi.

"On ne va pas faire une loi qui a pour vocation de faire une définition exhaustive de ce qu'est le séparatisme", a ajouté la ministre.

"Les Français comprennent très bien de quoi il retourne et ils comprennent très bien nos mesures", qui vont de l'interdiction "du certificat de virginité, au contrat d'engagement sur la laïcité (imposé pour le financement public d'une association - ndlr), en passant par la fermeture des lieux dans lesquels quelqu'un prêche une idéologie de haine", a-t-elle poursuivi.

76% des Français favorables à un projet de loi

Selon un sondage de l'institut Odoxa-Dentsu Consulting publié mercredi, 76% des Français sont favorables à ce projet de loi. Marlène Schiappa a par ailleurs reconnu qu'il était "très difficile" d'avoir des statistiques sur les certificats de virginité, exigés par certaines familles.

"Il y a de véritables remontées mais je ne veux pas vous donner un chiffre parce qu'il serait vraiment au doigt mouillé", a-t-elle déclaré, estimant "important que ce soit une pratique interdite" par la loi.
H.G. avec AFP