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Au Panthéon, Macron dénonce à nouveau le séparatisme: "On ne choisit pas une part de France"

À l'occasion des 150 ans de la proclamation de la IIIe République, le chef de l'État a rappelé combien notre système politique était "fragile" et "précaire" face aux tentations séparatistes.

Il a voulu en faire un moment symbolique fort. Profitant du 150e anniversaire de la proclamation de la IIIe République, Emmanuel Macron a prononcé ce vendredi un discours au Panthéon célébrant notre système politique et ceux qui ont contribué, d'après lui, à le bâtir. Le chef de l'État a également dénoncé les tentations séparatistes de certaines franges de la société française, ainsi que les déboulonnements de statues qui se sont multipliés au début de l'été à travers le monde.

"La République ne déboulonne pas de statue, ne choisit pas simplement une part de son histoire, car on ne choisit jamais une part de France, on choisit la France", a-t-il déclaré.

"Aucune aventure séparatiste"

Le Président a également souligné que la République était "toujours à protéger" car elle est "fragile" et "précaire", et qu'elle "n'admet aucune aventure séparatiste", "parce qu'elle est indivisible". Il s'est dit empreint d'une "forme de gravité lucide face aux menaces qui pèsent sur elle".

"Il n'y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d'un Dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe", a-t-il prévenu, précisant qu'"un projet de loi de lutte contre les séparatismes sera présenté dès cet automne".

Le locataire de l'Elysée a fait référence à un autre fait d'actualité, à savoir la multiplication des agressions violentes visant des représentants de l'ordre public.

"Les policiers, les gendarmes, les magistrats, les maires, toutes celles et ceux qui luttent contre la violence, contre le racisme et l'antisémitisme, jouent un rôle déterminant et, par symétrie, ceux qui s'en prennent à eux, doivent être lourdement condamnés", a insisté le président de la République. "Ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre, aux élus, ne passeront pas", a-t-il promis.
Jules Pecnard Journaliste BFMTV