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Ligue du LOL: Marlène Schiappa souhaite allonger les délais de prescription pour cyberharcèlement

Marlène Schiappa - Image d'illustration

Marlène Schiappa - Image d'illustration - Jewel SAMAD / AFP

"On ne répare pas un harcèlement par un autre harcèlement", a également prévenu la secrétaire d'Etat.

Plusieurs jours après la mise en lumière des agissements de la ligue du LOL, au sein de laquelle plusieurs utilisateurs de Twitter dont des journalistes et des communicants sont soupçonnés de cyberharcèlement, Marlène Schiappa prend la parole. 

Dans un entretien accordé au Point, et après avoir publié sur les réseaux sociaux un message de soutien aux victimes du "harcèlement sexiste"; la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a affirmé que "le gouvernement (prenait) ces actes très au sérieux." 

"Le sexisme se nourrit de la bêtise!"

Interrogée quant aux réactions que cette affaire a provoquées, Marlène Schiappa a toutefois tenu à mettre en garde: 

"On ne répare pas un harcèlement par un autre harcèlement. Certaines premières réponses consistaient à répondre avec de nouveaux messages de haine. On ne s'en sortira pas si les harceleurs deviennent la cible d'insultes à leur tour", a-t-elle déclaré. 

Selon elle, ces harcèlements sur internet ont été possibles à cause de la "bro culture", les "normes masculines du pouvoir" qui tentent de faire taire les femmes dans la société actuelle. "Les femmes qui ont témoigné sont courageuses et doivent être soutenues", a-t-elle ajouté. 

"Le sexisme se nourrit de la bêtise! Quand le maire de Nice me dit que je devrais faire le Journal du hard, c'est du sexisme ou de la bêtise" a-t-elle utilisé comme exemple. 

La question de la prescription 

En guise de réaction, Marlène Schiappa a assuré travailler conjointement avec la Garde des Sceaux Nicole Belloubet à un allongement des délais de prescription dans les affaires de cyberharcèlement. 

"Plus globalement, c'est un sujet sur lequel on travaille. (...) Le cyberharcèlement, c'est nouveau, c'est pour cette raison que, cet été, nous avons fait voter une loi pour condamner le cyberharcèlement en meute. C'est une avancée contre l'impunité!"

Hugo Septier