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Snobé par ses rivaux, Sarkozy propose un cap très à droite au Conseil national du parti

Nicolas Sarkozy a présenté un texte très à droite dimanche sur les orientations du parti Les Républicains. Plusieurs ténors ont brillé par leur absence, invoquant la Saint-Valentin, des commémorations, ou des motifs familiaux.

Qu'il semble loin le temps où tous étaient assis au premier rang pour écouter religieusement le chef du parti. Désormais, au sein des Républicains, l'absence semble être devenu un acte politique fort. Ainsi à neuf mois de la primaire de la droite et du centre pour 2017, Nicolas Sarkozy a proposé ce dimanche un "texte" d'orientation pour le parti, et dressé le cap.

Un discours de clôture, point d'orgue du rassemblement, auxquels les principaux leaders du parti n'ont pourtant pas souhaité assister. Seuls les fidèles de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Henri Guaino, ou Isabelle Balkany, étaient présents. Devant les médias, samedi, les absents avaient chacun donné leur excuse, avec un mélange d'amusement et d'aplomb.

"Malheureusement, je ne serai pas là demain pour des raisons familiales", a avancé Jean-François Copé. "Moi j'avais un engagement prévu: c'est le 100e anniversaire de la naissance du général Bigeard demain", s'est excusée Nadine Morano. "Demain, c'est la Saint-Valentin, je vais la fêter avec ma femme, et je vais m'occuper de mes quatre enfants", a assuré pour sa part Bruno Le Maire.

Sarkozy favorable à "l'assimilation"

Dimanche, durant 45 minutes, Nicolas Sarkozy a dressé un catalogue de propositions en vue de 2017 dans un discours très à droite, déclinant ses thèmes phares: identité, nation, république. "Les racines chrétiennes de la France ne sont pas un obstacle à l'assimilation", a ainsi lancé l'ancien président. Un cap pour le parti qui risque de déplaire à Alain Juppé, qui prône une "identité heureuse", préférant "l'intégration" à "l'assimilation". 

Et il ne sera pas le seul mécontent. La veille, déjà, François Fillon avait taclé Nicolas Sarkozy à la tribune. "Notre Conseil national a pour objet de débattre d'une ligne politique. C'est une bonne chose, sous réserve de ne pas oublier qu'une ligne politique, c'est le résultat d'un projet pour la France, ça ne peut pas être le fruit d'une synthèse hollandienne". La guerre pour la primaire de novembre est désormais bien entamée.
A. G. avec Agathe Lambret