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Les Républicains

Sarkozy: "Nous maintiendrons nos listes où nous serons en position de les maintenir"

Nicolas Sarkozy était l'invité d'Europe 1

Nicolas Sarkozy était l'invité d'Europe 1 - Capture d'écran Europe 1

Nicolas Sarkozy a affirmé ce mercredi que Les Républicains essaieront de maintenir leurs listes au second tour des régionales le 13 décembre, refusant un "front républicain".

"Nous maintiendrons nos listes partout où nous serons en position de les maintenir", a déclaré Nicolas Sarkozy interrogé sur le second tour des élections régionales ce mercredi sur Europe 1.

Le président des Républicains n'a donc pas l'intention de fusionner avec la gauche pour faire barrage au Front National. 

"En ce qui me concerne je suis engagé avec nos candidats dans une campagne où nous expliquons aux gens que la seule alternance c'est nous. S'agissant de la question du retrait, nous maintiendrons nos listes partout où nous serons en position de les maintenir", a déclaré le président des Républicains. "Je ne suis pas pour des combines d'état-major", avait-il glissé auparavant.

Nicolas Sarkozy a estimé que l'hypothèse d'un "front républicain" avec la gauche à l'issue du premier tour, dimanche, pour contrer une victoire du Front national dans certaines régions, rendrait au contraire "service à Mme Le Pen", en accréditant l'idée "qu'il n'y a au fond une seule opposition aux socialistes, le Front national".

"On peut les comprendre"

"Je ne rendrai pas ce service. Je n'ai rien à voir avec le Front national, mais je combats la politique des socialistes", a-t-il dit. "Moi je suis le chef de l'opposition , j'essaie de leur expliquer (aux électeurs, NDLR) qu'il y a une alternative, qu'ils ne sont pas obligés de faire la politique du pire, que Mme le Pen a une politique économique qui est le contraire de ce qu'il faut pour la France", a développé l'ancien chef d'Etat.

Il a également établi une relation entre la montée du Front national dans les sondages et la politique menée par le gouvernement socialiste. "Ils sont au pouvoir depuis quatre ans. (...) Le chômage explose, l'insécurité n'a jamais été à un tel niveau. Les Français sont angoissés et ils ont envie d'envoyer tout balader. On peut les comprendre."

la rédaction avec AFP