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Primaire à droite: la stratégie payante de François Fillon

François Fillon progresse de 7 points dans les sondages.

François Fillon progresse de 7 points dans les sondages. - Hélène Valenzuela - AFP

Après avoir dévoilé une liste importante de parlementaires qui le soutiennent dans sa quête pour 2017, l'ancien Premier ministre remonte dans les sondages. Au point de chiper la troisième place pour la primaire à Bruno Le Maire.

François Fillon est dans une nouvelle stratégie. Alors que l'ex-Premier ministre achève une visite d'une semaine dans les Antilles et en Guyane, voilà une nouvelle qui va lui redonner le sourire à son retour en métropole: sa courbe de progression dans les sondages en vue de la primaire à droite et au centre. 

Dans un sondage Ifop pour l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, François Fillon fait un bond de 7 points pour quasiment doubler son score en un mois. Ainsi, l'ancien locataire de Matignon est désormais crédité de 15% des intentions de vote, contre 8% au mois de mars. Mais surtout, il double Bruno Le Maire (12%) et se place désormais en troisième position, derrière Alain Juppé (37%) et Nicolas Sarkozy (26%).

Fillon plus offensif

Si François Fillon reste loin derrière les deux favoris de ce scrutin qui se déroulera en novembre prochain, il s'impose, au fil des semaines, comme le troisième homme de cette primaire. Une assise illustrée notamment par le soutien dont il bénéficie au sein de son camp. Mercredi, l'ancien Premier ministre a publié une liste de 72 parlementaires qui lui apportent leur signature, vantant son "expérience" et son "sens de l'intérêt national".

Des qualités qu'il a voulu prouver lors de son voyage aux Antilles où il a notamment déclaré que "l’Outre-Mer, c’est l’antidote de la petite France", critiquant ainsi "ceux qui à Paris considèrent que l’Outre-Mer est un problème, un dossier, une charge". Un voyage qui montre surtout le changement de stratégie du candidat à la primaire qui se montre plus offensif et distribue les coups.

Multiplications des attaques

"Moi, je ne suis pas le candidat de la revanche, je ne suis pas celui du consensus. Je viens sérieusement casser la baraque pour la reconstruire autrement", a lancé l'ancien Premier ministre, dans une allusion à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Ces deux derniers avaient déjà fait les frais des attaques de François Fillon. A propos de l'ancien président, dont il fut l'unique Premier ministre, il assénait cette semaine au Monde:

"On verra s'il sera candidat. J'ai toujours pensé que cela serait très difficile. Il a perdu en 2012. Nicolas Sarkozy a toujours dit lui-même que les Français étaient régicides et quand on a coupé la tête du roi, c'était dur de la remettre sur les épaules".

Le patron des Républicains ne devrait annoncer sa candidature qu'en septembre, soit quelques semaines avant la primaire (20 et 27 novembre 2016). "Plus le temps va passer, plus Alain Juppé va devoir dire ce qu'il pense de manière plus précise" et "son programme n'est pas aussi carré que le mien", grince également le député de Paris. Quant à l'auto-proclamé "homme du renouveau", Bruno Le Maire, c'est "un vieux routier de la politique. Le renouveau, c'est un slogan, pas un projet!"

J.C.