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Pour défendre Wauquiez, un porte-parole de LR fustige un journalisme "niveau CAP d'ajusteur-monteur"

Gilles Platret, maire de Châlon-sur-Saône et porte-parole des Républicains.

Gilles Platret, maire de Châlon-sur-Saône et porte-parole des Républicains. - Dominique Faget - AFP

Les propos de Gilles Platret, maire de Châlon-sur-Saône, lui ont aussitôt été reprochés sur les réseaux sociaux.

En pleine polémique sur les propos de Laurent Wauquiez enregistrés à son insu devant les étudiants de l'EM Lyon, les porte-parole des Républicains tentent comme ils peuvent de défendre le président du parti. 

Lors du point-presse hebdomadaire de LR, l'un d'eux, Gilles Platret, a affirmé voir dans la diffusion de cet enregistrement "un cas d'école":

"Quand on voit la façon dont deux heures de cours ont été résumées en moins de deux minutes, c'est-à-dire qu'on a coupé, recollé, expurgé, pour avoir finalement des bouts de phrases dont vous savez très bien les uns et les autres qu'elles ont été complètement coupées de leur contexte... (...) Ca n'est pas une attaque contre la presse, que les choses soient claires. Est-ce que ça c'est du journalisme? Non. Ca, éventuellement, c'est un exercice au niveau CAP d'ajusteur monteur", 

Des propos reprochés sur Twitter

Des propos qui lui ont aussitôt été reprochés, notamment par des élus et sympathisants de La République en marche. C'est le cas du député LaREM Jean-Louis Gagnaire, ou encore de Benjamin Buffault, collaborateur de Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances. 

De son côté, Lydia Guirous, également porte-parole, a tenté elle aussi d'éteindre la polémique: "j'aurais aimé que le buzz soit au moins équivalent lorsqu'Emmanuel Macron, de manière officielle, a parlé des Français comme d'illettrés, d'alcooliques ou de gens qui ne sont rien", a-t-elle affirmé.

A. K.