BFMTV

NKM sur la Syrie: "François Hollande peut difficilement y aller seul"

-

- - -

La candidate UMP à la mairie de Paris était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin ce lundi matin. Elle a évoqué la situation en Syrie et la réforme des rythmes scolaires.

"Je suis surprise de la manière dont François Hollande mène le sujet." C'est ainsi que Nathalie Kosciuscko-Morizet a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur le dossier syrien, ce lundi matin.

Si elle ne souhaite "pas d'injonction" envoyée au président de la République qui est "le chef des armées" et que rien n'oblige à demander l'avis du Parlement pour engager les forces françaises sur le terrain, elle juge néanmois que François Hollande "peut difficilement y aller seul" parce qu'il est "affaibli".

Mais, a-t-elle insisté, "si c'est lui le chef des armées, c'est à lui de recevoir les chefs de partis", estime Nathalie Kosciusko-Morizet, estimant que ce n'était pas le rôle du Premier ministre, alors que Jean-Marc Ayrault a invité les principaux responsables du Parlement à Matignon ce lundi pour évoquer la situation syrienne.

La réforme des rythmes scolaires? "Un passage en force"

Quittant le costume de députée UMP de l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet a rapidement repris son habit de candidate à la mairie de Paris. Si elle n'est pas au rassemblement des Amis de Nicolas Sarkozy, c'est simplement pour une question de date. "A la veille de la rentrée scolaire", elle préfère passer la journée avec ses deux "jeunes enfants". Pas pour une autre raison...

Pourtant, elle glisse au détour d'une question que "l'actualité c'est la rentrée, la fiscalité" et pas la bataille de 2017 à l'UMP. "Je suis complètement dans la bataille de Paris", indique NKM. Et justement, dans ce cadre, elle en profite pour tacler Bertrand Delanoë et les impôts locaux, réaffirmant qu'ils ont "augmenté de 40%", qu'ils ont servi à essuyer l'augmentation des frais de fonctionnement et qu'ils n'ont pas servi pour des investissements.

Mais c'est la réforme des rythmes scolaires qui a particulièrement retenu son attention. Dénonçant un "passage en force" de la majorité socialiste sur la question, "pas pour les enfants mais pour des motifs politiques", elle a demandé "plus de transparence" sur le profil des personnes encadrant les élèves dans les activités périscolaires, "plus de cohérence" avec le projet pédagogique des enseignants et plus d'utilité concernant les activités proposées. "Tout cela s'est fait dans la précipitation", a-t-elle fustigé, critiquant un projet "qui va coûter cher".

V.D.