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Nicolas Sarkozy devrait annoncer sa candidature pour la primaire à la fin de l’été

Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2016

Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2016 - Patrick Kovarik - AFP

Résistant à la pression de ses pairs, qui le poussent à se déclarer candidat à la primaire de la droite pour 2017, Nicolas Sarkozy, toujours président des Républicains, devrait officialiser la nouvelle durant la deuxième partie du mois d’août.

Le calendrier se dessine. Nicolas Sarkozy, qui tente de repousser l’annonce de sa candidature à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017, devrait se prononcer à la fin du mois d’août, croit savoir Le Parisien, dans un article paru ce vendredi, à la veille du conseil national des Républicains qui se tiendra samedi 2 juillet.

C’est le calendrier qui serait ressorti des discussions entre Nicolas Sarkozy et une soixantaine de ses soutiens, réunis dans la brasserie du Toucan, rue de Vaugirard, tout près du siège des Républicains, dans le 15ème arrondissement de Paris.

"Entre le 20 et le 26 août"

"La fenêtre de tir s’ouvre autour du 20 août, pour la rentrée politique, et se ferme le 26 août, date à laquelle il devra avoir rendu les clés du parti", écrit le quotidien. D’après les statuts du parti, son président a en effet jusqu’au 25 août pour se déclarer, et il compte bien profiter des semaines qui lui restent en tant que chef de l’opposition.

Au sein du parti, les voix sont pourtant nombreuses à réclamer que Nicolas Sarkozy se prononce le plus tôt possible et abandonne sa casquette de président de l’opposition pour enfiler celle du candidat à la primaire. Plusieurs ont même agité la possibilité de saisir la Haute autorité pour la primaire, mécontents de cette "confusion des genres" dénoncée début juin par le député Franck Riester, soutien de Bruno Le Maire, l’un des candidats à la primaire.

La Haute Autorité des Républicains a été saisie

C’est le cas de Gérard Larcher, président du Sénat et membre du Comité d’organisation de la primaire de droite, qui indiquait début juin ses intentions, restées pour l’instant lettres mortes. Hervé Mariton et de François Fillon sont quant à eux passés à l’acte. La Haute autorité des Républicains a répondu en appelant les candidats à "distinguer aussi clairement que possible" les activités au sein du parti et de candidat.

Sans pouvoir de sanction, la Haute autorité ne peut faire que des "observations" et des "recommandations", sachant que les candidats ne sont que des candidats à la candidature pour l’instant, car le dépôt du dossier est arrêté au 9 septembre et la publication au 21 septembre.

"Aucun mélange des genres"

Ce que n’a d’ailleurs pas manqué de relever Nicolas Sarkozy. "La campagne des primaires commence en septembre et d'ici là, il y a un travail à faire", s’est-il défendu dans une interview à Sud Ouest parue le 23 juin.

"La Haute Autorité a tranché: il n'y a aucun mélange des genres", a-t-il aussi déclare-t-il. "Je comprends que certains soient déçus, mais je conseille à tous de ne pas faire ce que nos électeurs détestent, c'est-à-dire critiquer sa propre famille", a-t-il lancé pour clore le débat.

D'après un sondage Odoxa pour BFMTV et Le Parisien, publié le 26 juin, Alain Juppé serait favori pour la primaire, arrivant en tête au second tour. Nicolas Sarkozy, lui, serait deuxième, mais remporte plus d'intentions de vote que lors des sondages précédents, alors que le maire de Bordeaux est en perte de vitesse.

C.V.