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Morano à Sarkozy: "Ce serait bien qu'il m'appelle"

Nadine Morano en direct de Nancy mercredi 30 septembre.

Nadine Morano en direct de Nancy mercredi 30 septembre. - BFMTV

Alors que Nicolas Sarkozy a saisi mercredi la commission nationale des investitures pour retirer la candidature de Nadine Morano en Meurthe-et-Moselle à la suite de ses propos polémiques, cette dernière a déploré le manque de communication et de respect de l'ancien président à son égard.

"D’abord ce serait bien qu'il m’appelle, qu’on se voie, qu’on se parle… je trouve que c’est un peu son rôle de président de parti parce que s’il y a une difficulté je crois qu’il aurait été préférable, dans le respect de chacun et aussi pour les élections régionales, de pouvoir se parler plutôt que de subir comme j’ai subi un communiqué de presse", a déclaré au micro de BFMTV depuis Nancy l'eurodéputée.

"Une orchestration politique"

Nadine Morano a par ailleurs répondu à Manuel Valls qui avait un peu plus tôt condamné fermement devant l'Assemblée nationale, ses propos sur la "race blanche". 

"Je n’ai pas fait de discrimination raciale, je me suis toujours engagée contre le racisme, j’ai été présidente du groupe d’amitié France-Tchad à l’Assemblée nationale. Je crois que je n’ai ni de leçon ni de caution à donner. Je sais ce que je suis, les gens me connaissent … on voit bien que tout ça est une orchestration politique", a-t-elle réagi.

"Manuel Valls, je comprends qu’il soit heureux quand vos opposants font en sorte de tacler quelqu’un de sa propre famille politique, c’est du pain bénit pour nos adversaires".

Samedi dernier sur France 2, l'eurodéputée avait affirmé à plusieurs reprises que la France est "un pays à majorité de race blanche".