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LR: au Conseil national, Sarkozy charge ses adversaires

Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2016

Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2016 - Patrick Kovarik - AFP

Le Conseil national des Républicains a adopté ce samedi à Paris le projet du parti pour 2017, à quelques mois de la primaire, en l'absence de ses principaux candidats. Nicolas Sarkozy en a profité pour les tâcler lors de son discours.

Près d'un millier de conseillers nationaux, les "parlementaires" du parti, réunis à la Mutualité, ont levé un petit bulletin bleu pour approuver le projet. Seulement quatorze personnes ont voté contre, en brandissant le côté rouge du bulletin.

Mariton charge Sarkozy

Parmi les candidats à la primaire, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, tous deux présents le matin, sont partis avant le vote. François Fillon, qui devait prendre la parole dans l'après-midi, est arrivé après. Frédéric Lefebvre n'a pas pris part au vote et Hervé Mariton a voté contre un projet fait, selon lui, de "demi-mesures". Une remarque qui a donné lieu à une vive passe d'armes entre lui et le président du parti, Nicolas Sarkozy. 

Bruno Le Maire était quant à lui absent de ce Conseil national. Tous préparent leur propre projet et ne se sentent "pas engagés" par celui présenté ce samedi, qu'ils considèrent comme étant celui de Nicolas Sarkozy, président du parti.

"Après la primaire viendra le rassemblement"

Mais, "après la primaire viendra le rassemblement" de tous "derrière le vainqueur", a lancé Laurent Wauquiez, le numéro deux du parti. Il y aura "une seule ligne, une seule volonté: François Hollande, c'est dehors", a-t-il lancé, appelant à "remettre la France tête à l'endroit". Pour le sarkozyste Eric Woerth, secrétaire général du parti, ce projet de" rupture" est "fruit d'un débat profondément démocratique" et "ceux qui ne viennent pas pour de mauvaises raisons ont bien tort".

Sous forme d'un livre de 366 pages, le texte reprend les propositions des dix-huit conventions menées par LR depuis une quinzaine de mois dont "autorité de l'État", "refondation de Schengen", "identité nationale", "recours au référendum", etc... 

Sarkozy remet les pendules à l'heure

Après une intervention de François Fillon, Nicolas Sarkozy a pris la parole pour conclure les travaux. Conscient des dissensions, l'ancien président a estimé que son parti en avait "suffisamment avec les attaques de la gauche et de l’extrême-droite pour ne pas nous attaquer entre nous".

Il en a également profité pour tacler Alain Juppé, qui s'est affiché toute la journée sur les réseaux sociaux, en train de boire des verres de l'autre côté de la rue, dans un café. "C'est plus facile d'être sur le trottoir et de répondre aux journalistes que d'être au milieu de sa famille et de débattre (...). C'est à l'intérieur que ça se passe quand on a des choses à dire", a ironisé Nicolas Sarkozy.

la rédaction avec AFP