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Laurent Wauquiez rejette (encore) l'hypothèse d'une union des droites

Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez - Christophe Archambault - AFP

Le président des Républicains assure être contre une alliance avec le FN, alors que certains élus amorcent des rapprochements.

Laurent Wauquiez tente de ne pas se laisser déborder sur sa droite. Dans une interview au Figaro, le président des Républicains réaffirme son opposition à toute alliance avec le Front national. "On a des valeurs et des visions de la société différentes avec Marine Le Pen", dit-il. "Je ne veux pas faire d'alliance avec des gens dont je ne partage pas la vision, parce que ça n'aboutira à rien", ajoute-t-il.

Pourtant, certains élus s'affairent pour que des rapprochements aient lieu. L'ancien ministre Thierry Mariani, membre de LR, est ainsi signataire d'un appel "pour l'unité de la droite", paru le 12 avril dans Valeurs actuelles, et n'a pas caché sa sympathie pour Marion Maréchal-Le Pen: "il a le droit d'exprimer des idées et des convictions mais sa ligne est minoritaire au sein de LR", rappelle Laurent Wauquiez. Si Thierry Mariani devait toutefois nouer une alliance avec le FN, "il n'appartiendra plus à LR. Il le sait. Je lui redirai quand je le verrai".

En attendant, le leader de LR revendique vouloir s'adresser aux électeurs de droite "que nous avons écoeurés et qui se sont tournés vers le FN". Et s'il faut aller chercher les électeurs en empruntant des sujets chers au Front national, Laurent Wauquiez assume: "je ne vais pas cesser de dire ce que je pense sur l'immigration parce que je voudrais à tout prix marquer une différence avec le FN", se défend-il, en soutenant que des électeurs de droite se sont tournés vers le FN car "ils trouvaient que la parole de droite était chevrotante." Mais comme il lui faut se démarquer du Front national, Laurent Wauquiez répète encore: "le FN est une impasse. Personne ne l'a oublié. Marine Le Pen a très clairement montré son visage lors du débat de l'entre-deux-tours". 

A. K.