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Jean-François Copé sur Stéphane Richard: "C'est l'intérêt de l'entreprise qui doit etre examiné"

Jean-François Copé au micro de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi.

Jean-François Copé au micro de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi. - -

Le président de l'UMP était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi matin.

Stéphane Richard doit-il démissionner après sa mise en examen dans le cadre de l'affaire Tapie? "Ce qui doit être examiné, c'est l'intérêt de l'entreprise", a indiqué jeudi matin Jean-François Copé. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le président de l'UMP a affirmé n'avoir "pas d'avis" sur la question mais a indiqué que "la question est de savoir si oui ou non" Stéphan Richard "est en situation" de diriger l'entreprise dont l'Etat est actionnaire minoritaire. Le responsable UMP a renvoyé à la décision du conseil d'administration qui sera "le lieu et le moment" de décider.

A ce sujet, il s'est insurgé d'avoir lu dans la presse les déclarations d'Arnaud Montebourg sur l'avenir de Stéphane Richard. "Chacun doit rester à sa juste place. (...) Un ministre ne doit pas prendre le travail des juges", a-t-il martelé. S'appliquant à lui-même le conseil, Jean-François Copé n'a pas souhaité s'exprimer sur ce que pouvait savoir du dossier François Fillon quand il était à Matignon ni sur l'affaire Claude Guéant, soupçonné d'avoir détourné à son profit des primes destinés aux policiers. "Il y a une justice dans notre pays, à elle de juger!"

"Il n'y a pas les gentils groupuscules et les méchants"

Une question sur le recul de la majorité sur le projet de loi sur la transparence en politique a donné lieu à un échange virulent entre Jean-François Copé et Jean-Jacques Bourdin. L'élu UMP a rappelé qu'il était contre le "voyeurisme malsain" qui constiterait à rendre public tout le patrimoine des parlermentaires, une "intention intenable". "C'est du bon sens" que l'idée est finalement été abandonnée, "pour le respect des personnes qui servent la démocratie", a-t-il lancé, lyrique.

Jean-François Copé a réaffirmé que "les groupuscules doivent être combattus avec la même force", "du moment qu'ils sont violents". Il a réexpliqué qu'il renvoyait "dos à dos" tous les groupuscules, sans distinction, "qu'ils soient gauchistes ou d'extrême-droite". "Il n'y a pas les gentils groupuscules et les méchants", a-t-il conclu alors qu'il était interrogé sur la décision du gouvernement de dissoudre les groupes d'extrême-droite dont sont issues les personnes poursuivies pour la mort de Clément Méric. Il en a profité pour fustiger l'attitude de Jean-Luc Mélenchon et du Front de gauche, "parti extrêmiste" auquel François Hollande "a choisi de s'allier", en "fermant les yeux" sur ses déclarations.

Question alliance, le président de l'UMP a rappelé qu'il ne souhaitait "pas d'alliance avec le Front national". Mais interrogé sur la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot ce week-end, "nouvelle occasion pour les Français de sanctionner la politique gouvernementale", il a appelé à "ne pas spéculer" sur les résultats. "Nous reparlerons de tout ça après le premier tour."

Violaine Domon