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Fillon réagit à un possible recours : "Les électeurs se sont prononcés"

Présent au Salon des entrepreneurs à Paris, François Fillon s'est dit prêt à "affronter jusqu'au bout les attaques" qu'il essuie dans le cadre de l'enquête sur l'emploi présumé fictif de sa femme.

François Fillon, en visite au Salon des entrepreneurs ce mercredi à Paris, s'est engagé à lutter "jusqu'au bout", alors qu'il est impliqué dans une affaire d'emploi présumés fictif de sa femme Penelope. Le candidat à la présidentielle a répété être la cible d'attaques "calomnieuses et orchestrées".

"Je ne vais pas vous dire que je passe un moment agréable. Mais quand on choisit d'être candidat à l'élection présidentielle, on ne vient pas se plaindre de la violence des attaques, on les accepte et on les affronte. Je vais les affronter jusqu'au bout", a-t-il déclaré.

François Fillon s'est de nouveau dit victime d'un "coup d'Etat institutionnel". "On ne peut pas laisser, dans une grande démocratie comme la France, une prise en otage d'un candidat dans ces conditions", a-t-il ajouté.

"Quatre millions de Français se sont prononcés"

Il en a profité pour rappeler qu'il a été "désigné dans une primaire exemplaire" et que sa candidature était donc le résultat d'un "choix démocratique". Quelques minutes plus tôt, au moment de son arrivée au Salon des entrepreneurs, François Fillon avait déjà fait référence aux 4,5 millions de votants lors de la primaire de la droite et du centre, rappelant que "les électeurs se sont prononcés".

"Quatre millions de Français se sont prononcés", a-t-il même répété devant les médias alors que le débat concernant son remplacement prend de plus en plus de poids au sein du parti Les Républicains.

Dans l'après-midi, son porte-parole Damien Abad avait précédé François Fillon et assuré que ce dernier est le seul candidat actuellement envisagé à droite. Ce n'est pas un obscur conseil national ou bureau politique qui ferait changer la donne", a-t-il affirmé.

Georges Fenech veut "un conseil national extraordinaire"

Au sein du parti Les Républicains, plusieurs membres souhaitent pourtant que la droite songe au possible remplaçant de François Fillon, au cas où le candidat de la droite soit contraint de se retirer de la course à la présidentielle.

Le député LR du Rhône Georges Fenech, jugeant la primaire désormais "caduque", a ainsi appelé "les parlementaires à provoquer un conseil national extraordinaire".

"Nous sommes comme l'orchestre du Titanic, en train de couler. Nous ne pouvons pas nous soumettre à une décision d'un juge d'ici quinze jours pour savoir si François Fillon doit porter nos couleurs ou pas. Nous devons prendre une décision dans l'urgence", a déclaré Georges Fenech.
Florian Huvier