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EN DIRECT - Nicolas Sarkozy clôture le Congrès fondateur des Républicains

C'est ce samedi que l'UMP a fait peau neuve. Après le vote de vendredi portant sur le changement de nom, le Congrès qui s'est tenu Porte de la Villette à Paris pour consacrer le nouveau parti Les Républicains devant environ 20.000 personnes.

Ils se sont tous réunis Porte de la Villette. C'est ce samedi que l'UMP est devenue officiellement Les Républicains. Vendredi, les adhérents au parti de l'opposition ont approuvé à plus de 83% ce changement de nom, malgré une faible participation. Pour faire place nette du passé, après trois ans de guerre interne ou de révélations sur des affaires, Nicolas Sarkozy a réuni tous les ténors du parti. Au total, une soixantaine d'intervenants s'est succédée à la tribune de ce congrès fondateur. Le président des Républicains a clôturé cette journée avec un discours pour fixer un nouveau cap en vue de la présidentielle de 2017 mais aussi de nouveaux statuts.

>> Ce live est désormais terminé. Retrouvez ici les événements marquants du Congrès.

15h40 - Nicolas Sarkozy s'en prend à François Hollande sur la politique étrangère

Nicolas Sarkozy ne s'est pas fait prier pour attaquer son successeur à l'Elysée. "Quel Français aimant passionnément son pays n'a pas éprouvé un sentiment mêlé de honte et de tristesse à voir les plus hautes autorités françaises préférer aller serrer la main de Fidel Castro au lieu d'aller rendre hommage au peuple russe pour les terribles épreuves qu'il a endurées lors de la seconde guerre mondiale et dont le courage a joué un si grand rôle dans la défaite du nazisme?", s'est exclamé Nicolas Sarkozy.

Précisant: "On ne doit pas confondre notre amitié avec le peuple russe et les divergences légitimes avec son gouvernement."

15h35 - Nicolas Sarkozy met la "confiance" au coeur du programme des Républicains

Dans son discours de clôture du congrès fondateur du parti des Républicains, son président met en avant la "République de confiance" qu'il souhaite. Dans chaque domaine, école, famille, laïcité, sécurité, justice, Nicolas Sarkozy appelle à restaurer la confiance.

"Nous devons redonner confiance aux Français dans la connaissance, dans la science, dans la raison, dans le progrès", scande l'ancien chef de l'Etat. Poursuivant: "La République de la confiance, c’est celle qui respecte la famille, qui la soutient, qui l’accompagne. Je vous propose de construire une république où chacun saura qu’il peut s’élever par son talent s’enrichir par son travail."

Un leitmotiv affiché tout au long de son discours qu'il clôture ainsi: "Ce n'est pas un rêve, c'est juste notre ambition, la République de confiance. Voilà pourquoi nous sommes devenus les Républicains".

15h20 - Nicolas Sarkozy accuse la gauche de "caricaturer" la République

Nicolas Sarkozy s'en est pris à la gauche accusée de "trahir par le coup de force permanent". "Vous ne défendez pas la République, vous la caricaturez", a-t-il dit dans son discours de clôture du congrès fondateur du nouveau parti qui succède à l'UMP. "Vous ne respectez pas la République, vous la trahissez par le coup de force permanent parce que vous pensez qu'avoir la majorité vous donne tous les droits".

15h10 - Nicolas Sarkozy salue les ténors de son parti

Pour débuter son discours, Nicolas Sarkozy a tenu à saluer la présence de l'ensemble des ténors de l'ex-UMP.

"Pour moi, avoir la chance de présider une famille politique qui compte dans ses rangs un homme politique comme Alain Juppé est une richesse. Présider une famille politique à laquelle participe Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon c'est une chance pour la France", lance le président des Républicains.

Nicolas Sarkozy qualifie ce congrès comme "un jour de refondation, un jour de renouveau, un jour de renaissance". Mais précise: "le redressement, on ne le fait pas seul, je ne suis pas un homme seul".

14h55 - "Rien de bon" dans la division, selon Alain Juppé

Après une montée mouvementée sur la scène du congrès des Républicains, Alain Juppé, dernier à prendre la parole avant Nicolas Sarkozy, a longuement appelé au rassemblement et à l'unité. "Notre société a besoin d'apaisement et non pas de revanche, a plaidé le maire de Bordeaux. On ne fait rien de bon dans la recherche méthodique du clivage."

Alain Juppé a assuré partager "l'enthousiasme pour un nouveau départ", admettant qu'une "lourde responsabilité pèse sur les épaules" des Républicains. Avec dans le viseur: les élections régionales.

14h50 - Alain Juppé aussi accueilli par des huées

Alors que le maire de Bordeaux monte à la tribune de nombreux sifflets se font entendre dans l'assistance. Pas de quoi entacher la motivation d'Alain Juppé qui déclare: "Certains me sifflent, ça me fait de la peine mais ça ne change pas mes convictions, vous êtes ma famille, je resterai dans ma famille!"

14h20 - Un message de Bernadette Chirac sur grand écran

L'ex-première dame a tenu à apporter son soutien au nouveau parti et à Nicolas Sarkozy, pour lequel elle n'a jamais caché son attachement. "J'approuve Nicolas Sarkozy pour sa décision de choisir les Républicains comme dénomination de notre mouvement", explique Bernadette Chirac dans un message diffusé sur écran géant. "Nous devons tous nous sentir mobilisés au service la démocratie et de la République", ajoute-t-elle.

13h55 - François Fillon accueilli par des huées

L'heure est à l'unité à en croire tous les ténors des Républicains mais il semblerait que certains soient moins bien reçus que d'autres. C'est le cas de François Fillon, qui au moment de prendre la parole, a été accueilli par quelques huées de la part des militants.

Toutefois, au fil de son discours de nombreux applaudissements se sont fait entendre. Après une prise de parole de près de 20 minutes, l'ancien Premier ministre a assuré que le changement ne passerait que par un comportement: "il va falloir être des républicains!" "Partout où l'autorité de l'état sera baffouée, les Républicains seront là, partout où la laïcité est défiée les Républicains seront là", a promis le député de Paris.

Pour lui, le choix des Républicains comme nom de parti va les obliger "plus que tout autre, car lorsqu’on prend la République comme étendard, il ne nous est pas permis de décevoir. Et puisque l’exemple doit venir de nous-mêmes, faisons de la liberté, de l’égalité et de la fraternité la devise vivante des Républicains."

13h50 - Charles Pasqua fait son entrée porte de la Villette

Ancien ministre, ancien sénateur et député des Hauts-de-Seine et proche de Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua est venu apporter son soutien aux Républicains. Son arrivée a été saluée par quelques applaudissements.

13h40 - Séquence émotion avec Eric Woerth

Le député de l'Oise a reçu une standing ovation de la part des adhérents rassemblés porte de la Villette après les avoir remercié pour leur "force", leur "confiance" après avoir été relaxé dans l'affaire Bettencourt. "Merci du fond du coeur", a lancé Eric Woerth.

13h35 - Un message d'Angela Merkel diffusé

La chancelière allemande est apparue dans un message vidéo pour apporter son soutien aux Républicains et à Nicolas Sarkozy. Angela Merkel a dit se réjouir "de la collaboration entre nos deux partis".

13h20 - Bruno Le Maire annonce son programme

Il a été le grand rival de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP. Bruno Le Maire a fait de son passage à la tribune du congrès des Républicains un discours de campagne. Ne parlant ni de Nicolas Sarkozy, ni des Républicains, le député de l'Eure a appelé au "renouveau". Sous forme d'anaphore, il a assuré qu'il fallait mettre "a bas le fatalisme, a bas la résignation de ceux qui pensent avoir tout essayé contre le chômage alors que depuis 30 ans nous essayons la même chose!" A bas la culture de l'excuse pour les délinquants! A bas la folie des taxes, des impôts et de la dépense publique qui ravage la France depuis 30 ans! A bas la relecture inquisitoriale de notre histoire nationale!"

Et de s'en prendre au gouvernement. "François Hollande ose tout, François Hollande est indifférent à tout, François Hollande rabaisse tout, jusque sur les marches du Panthéon où il a fait de la politique politicienne", accuse Bruno Le Maire. "En 2017, nous en finirons avec cette caste socialiste qui se soutient et se protège, avec le sectarisme de la gauche, avec François Hollande", assure-t-il.

Le député de l'Eure appelle alors "les jeunes qui piaffent du désir de servir la France", à prendre le pouvoir "car on ne le vous donnera pas". Il demande aussi à faire "tomber les murs du sectarisme de cette classe politique qui ne se renouvelle jamais".

13 heures - Alain Juppé arrive porte de la Villette

Le candidat à la primaire en vue de la présidentielle de 2017 est arrivé peu avant 13 heures au congrès fondateur des Républicains. Alain Juppé a obtenu de prendre la parole juste avant Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre a été accueilli par des applaudissements mais aussi quelques sifflets.

12h40 - Laurent Wauquiez prône "l'assimilation" contre "le communautarisme"

L'ancien ministre Laurent Wauquiez s'est offert une belle ovation lors de son discours à la tribune. Appelant à ne pas oublier "ce qu'il a falli nous tuer", le député de Haute-Loire voit dans les Républicains "l'incarnation de l'espoir pour les Français" et appelle à un seul mot d'ordre "l'unité, l'unité, l'unité".

Critiquant ensuite allègrement le gouvernement et les socialistes, le numéro 2 des Républicains s'en est particulièrement pris à Christiane Taubira, la ministre de la Justice: "La justice de la République c'est la fermeté. La place des délinquants c'est la prison." Ajoutant que "les socialistes ont trahi les valeurs de la France". Sous forme d'anaphore à la Emile Zola, Laurent Wauquiez "accuse Najat Vallaud-Belkacem d'abêtir la République". "J'accuse Manuel Valls d'asphyxier la République, enfin j'accuse François Hollande de laisser s'éteindre la voix de la France".

Laurent Wauquiez a ensuite vouloir défendre les valeurs de la République. "Ce n'est pas à la République de s'adapter aux étrangers, ce sont aux étrangers de s'adapter à la République", lance le député avant d'ajouter "la République c'est l'assimilation et non le communautarisme".

12h15 - De nombreuses chaises vides

Selon une journaliste présente sur place porte de la Villette, toute une partie de la salle est encore vide. Une information confirmée par la journaliste de BFMTV qui explique qu'une tente avait été installée à l'extérieur avec un écran géant. Un espace totalement vide.

12h05 - Les Républicains reçoivent le soutien du centre

Alors que Maurice Leroy, député de l'UDI, est monté à la tribune pour appeller à "dépasser les clivages, porter haut une vision des responsabilités et de l'Etat", Hervé Morin, le président du Nouveau Centre a lui souhaité "longue vie aux Républicains".

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde a appelé de ses voeux à "bâtir à l'avenir mes alliances indispensables aux alternances locales et nationales dont notre pays a besoin" et d'espérer que "ce congrès ouvre la voie à un partenariat véritable".

Sur BFMTV, Valérie Pécresse s'est dite elle prête "à l'union" avec les centristes dès le premier tour des élections régionales.

11h55 - Nicolas Sarkozy prend place sur scène

Il faudra attendre 15 heures pour entendre le discours du président des Républicains mais Nicolas Sarkozy a pris place à la tribune sous les applaudissement largement nourris.

11h30 - Bruno Le Maire pour le renouveau

Au micro de BFMTV, Bruno Le Maire a assuré que son aprti avait besoin de "renouveau". "C'est très important qu'on ait du renouveau dans notre parti, un autre regard sur la politique, une autre manière de faire de la politique, des idées nouvelles", estime l'ancien ministre de l'Agriculture. Interrogé sur le potentiel plébiscite de Nicolas Sarkozy lors de ce congrès, Bruno Le Maire répond: "On n'est pas en monarchie on est République, non?!"

11h20 - Nathalie Kosciusko-Marizet et le devoir d'exemplarité

"Ca fait bien longtemps qu'on avait pas eu une si belle réunion moment pour célébrer la refondation d'une belle famille", débute la vice-présidente de l'UMP qui annonce que les statuts du nouveau parti avaient été votés à 96% par les adhérents.

En charge de gérer cette commission des statuts, NKM a insisté: "le vote sera la modalité habituelle de fonctionnement. Fini les petits arrangements!" Selon elle, le parti "a souffert d'un défaut d'exemplarité". "L'exemplarité sera la loi, un élu qui ne sera pas à jour de ses cotisations ne pourra siéger dans nos instances", prévient-elle. Et d'ajouter: "qui peut prétendre réformer la France, s'il n'est pas capable de se réformer soi-même". Avant de conclure: "cette oeuvre, c'est la vôtre".

11h15 - Valérie Pécresse en route pour les Régionales

Pour se faire entendre la candidate aux Régionales en Ile-de-France a repris le slogan de la Coupe du monde de 1998: "Et un, et deux, et trois... zéro"; Pour elle, son mot d'ordre sera plutôt: "et un les municipales, et deux les départementales et trois les régionales." "L'alternance est en marche et rien ne l'arrêtera", poursuit-elle. avec en guise de conclusion à son intervention: "Si les régions basculent, la France bascule".

11h13 - Arrivée de Nicolas Sarkozy

Sous les applaudissements et au son de "Nicolas, Nicolas", le président de l'UMP fait son entrée porte de la Villette. Nicolas Sarkozy parlera vers 15 heures.

11h10 - Guillaume Peltier prend la parole

"2015 sera l'année de tous les républicains n'en déplaise aux socialistes", débute Guillaume Peltier avant d'appeler à réaffirmer "nos valeurs pour toute la France". "Face au renoncement, nous devrons réhabiliter l'école de la république, la fierté de notre histoire et la maitrise de notre langue", scande le maire de Neung-sur-Beuvron. Et de conclure sur un "vive la France et vive Nicolas Sarkozy".

10h40 - Christian Estrosi monte à la tribune

Le maire de Nice et candidat déclaré à la primaire de son parti pour la présidentielle de 2017 s'adresse aux militants déjà réunis porte de la Villette. "On ne change pas par la seule grâce d'un nom, mais un nom nous change" assure Christian Estrosi.

"Oui vous êtes les soldats de la République ! Ce soir, soyez fiers de vous, de votre parti, d’être les Républicains", lance-t-il aux adhérents. Poursuivant: "Nous voulons réunir tous ceux qui veulent que l'Etat remplisse sa première fonction: assurer la sécurité de tous en respectant les libertés de chacun". Et de conclure: "Nous avons le devoir de créer les conditions de l'alternance autour d'un projet de sauvegarde national".

10h30 - Daniel Fasquelle prend la parole

Le député du Pas-de-Calais est l'un des premiers à prendre la parole. Deux minutes de prise de parole lui étaient imparties qu'il a largement dépassées. Lors de son intervention, les premiers sifflets se font entendre et vont à l'attention de Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem.

"Ca fait assez bizarre d'entendre défendre 'Liberté Égalité Fraternité' contre 'la liberté des délinquants'", scande Daniel Fasquelle.

Avant le député avait lancé "nous sommes bien les Républicains. Les socialistes ne sont même pas allés au tribunal".

9h15 - Les premiers cadres du parti arrivent

Les ténors de l'UMP seront tous là tout au long de la journée et devront se succéder à la tribune. Parmi les premiers arrivants, Nathalie Kociusko-Morizet, Laurent Wauquiez ou encore Eric Ciotti largement salués par les personnes déjà présentes dans la salle.

9 heures - Ouverture des portes

Les portes de la salle qui accueille le congrès des Républicains Porte de la Villette à Paris ont ouvert à 9 heures. Selon des journalistes présents sur place, 30 minutes plus tard, une centaine d'adhérents avait déjà pris place. Vers 10 heures, un quart des sièges étaient occupés.

J.C.