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Élection du nouveau président LR: 52.512 militants avaient voté à la mi-journée

Les trois candidats à la présidence du parti Les Républicains. De gauche à droite: Maël de Calan, Florence Portelli et Laurent Wauquiez

Les trois candidats à la présidence du parti Les Républicains. De gauche à droite: Maël de Calan, Florence Portelli et Laurent Wauquiez - Joël Saget, Loïc Venance, Fred Tanneau-AFP

À 11 heures, 52.512 militants LR avaient voté, selon la haute autorité. Les adhérents à jour de cotisation peuvent choisir entre Laurent Wauquiez, le grand favori, Florence Portelli ou Maël de Calan.

Élire un nouveau président et tourner la page des défaites électorales de 2017: les militants LR sont appelés aux urnes ce dimanche pour départager au premier tour Laurent Wauquiez, grandissime favori, Florence Portelli et Maël de Calan. À 11 heures, 52.512 militants avaient voté, selon la haute autorité, l'organisme indépendant en charge de l'organisation des opérations.

Ouvert samedi à 20 heures, le scrutin se poursuit jusqu'à ce dimanche 20 heures. Les résultats pourraient être proclamés "avant 21 heures", selon Anne Levade, présidente de la haute autorité.

Vote par voie électronique

Le vote est ouvert aux "234.556 adhérents à jour de cotisation", a précisé la juriste. Il se fait uniquement par voie électronique, sur ordinateur, tablette ou smartphone. Les adhérents qui le désirent pourront aller voter dans l'un des "251 lieux" mis à leur disposition.

À Nice, une cinquantaine de militants de Les Républicains avaient fait en fin de matinée le déplacement à la permanence du parti située sur le port pour venir voter pour leur futur président, dans un département où LR revendique 12.000 adhérents, la première fédération de province.

"Mon candidat c'est Maël de Calan, je trouve Wauquiez trop à droite", regrettait au sortir de l'isoloir Michel, cadre de banque à la retraite sans illusions toutefois sur l'issue du scrutin, "dans la mesure où les principaux leaders ont appelé à voter Wauquiez".

Laurent Wauquiez, Florence Portelli ou Maël de Calan

Laurent Wauquiez, 42 ans, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a voté dans son fief du Puy-en-Velay à 10h30. Dans la soirée, il réunira ses amis à Paris, dans une salle du 15e arrondissement. En l'absence de poids lourds du parti face à lui, il espère être élu dès le premier tour.

Florence Portelli, 39 ans, maire de Taverny, dans le Val-d'Oise, a voté à 11 heures dans le bureau de vote situé à la mairie d'Andilly. L'ex-filloniste estime que sous la barre des 100.000 votants, le scrutin serait "un échec". 

Quant à Maël de Calan, élu du Finistère, il devait voter au siège de LR. Le benjamin des candidats, 36 ans, a reçu le soutien d'Alain Juppé. Il a prévenu qu'en cas d'échec à la présidence de LR, il se rapprocherait de ténors comme Gérard Larcher, Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand pour "peser sur la ligne politique" du parti. 

"Si demain Les Républicains devenaient un parti eurosceptique, antilibéral et identitaire", reproches récurrents faits à Laurent Wauquiez, "naturellement, ce ne serait plus notre formation politique", estime-t-il.

Nicolas Sarkozy, dernier président en date de LR

Sauf grosse surprise, le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes s'apprête donc à devenir le successeur de Nicolas Sarkozy, dernier président en date de LR. L'ancien chef de l'État avait quitté la tête du parti après sa déclaration de candidature à la primaire de la droite pour la présidentielle. Vainqueur de cette primaire, François Fillon avait confié les clefs de la maison à Bernard Accoyer, nommé secrétaire général, qui pourrait offrir sa démission au nouveau patron du parti dès lundi, selon des sources LR.

La victoire dès le premier tour est "l'objectif assumé" de Laurent Wauquiez, selon son directeur de campagne, Geoffroy Didier. Une "victoire claire" ce dimanche "sera une manière de montrer que l'extrémisme de droite ou de gauche incarné par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n'a plus le monopole de l'opposition", a affirmé l'élu régional d'Ile-de-France. Selon lui, ce serait aussi "un message de clarté" à Emmanuel Macron, qui se retrouverait ainsi "sous surveillance". 

Laurent Wauquiez "va être élu président par défaut d'une droite de la défaite, du renoncement", qui "trahit ses engagements systématiquement", a de son côté dénoncé le vice-président du FN, Nicolas Bay, sur CNews-Europe 1-Les Échos. Il reproche à Laurent Wauquiez de ne pas avoir saisi la main tendue il y a quelques semaines par Marine Le Pen et de refuser toute alliance avec le FN.

Laurent Wauquiez devrait s'entourer d'une équipe renouvelée, qui fera la part belle aux jeunes. Avec la volonté réitérée de "rassembler" la droite, il a proposé la présidence du Conseil national, le "parlement" du parti, à Valérie Pécresse. 

C.H.A. avec AFP