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Copé président de l’UMP : que va devenir Fillon ?

François Fillon a vécu la défaite avec beaucoup d'amertume.

François Fillon a vécu la défaite avec beaucoup d'amertume. - -

Amer, François Fillon a reconnu sa défaite. Après une campagne difficile, il se donne plusieurs jours pour réfléchir à son avenir politique.

Quel avenir pour François Fillon ? Lundi, l'ancien Premier ministre a raté son pari de s'imposer comme un réel numéro un de la droite, échouant de 98 voix face à Jean-François Copé pour être élu président de l'UMP, au terme de 24 heures d'intense suspense et d'une campagne "bras de fer".

Un coup dur à encaisser pour l’ancien Premier ministre, qui n’a pas tenu plus d’une minute à la tribune de son QG parisien après l’annonce de sa défaite. François Fillon a tenu un discours grave, dans lequel il n’a pas daigné féliciter son adversaire.

>> Voir le discours de François Fillon

Il veut rééquilibrer l'UMP vers le centre

Au hit-parade depuis des mois dans tous les sondages, François Fillon, également député de Paris, 58 ans, a subi une sévère déconvenue alors qu'il avait toutes les cartes en main : sa stature d'homme d'Etat acquise lors de son long passage à Matignon, son statut de présidentiable face à François Hollande en vue de 2017 et le ralliement d'une large partie des "barons" du parti.

Il voyait d’ailleurs dans cette élection interne à l’UMP "une primaire avant l’heure" de la présidentielle. De fait, une victoire lui aurait donné une longueur d'avance sur tous ceux qui pensent déjà eux aussi à 2017, que ce soit Jean-François Copé, Xavier Bertrand, François Baroin, Nathalie Kosciusko-Morizet ou d'autres.

Veut-il revenir dans le jeu politique ? Personne ne sait rien de ses intentions réelles. Mais ce résultat serré lui laisse beaucoup de marges de manœuvre. Jean-François Copé a fait "le serment" d'être à ses côtés quoi qu'il décide. Lui n’aurait qu’un objectif : œuvrer à réequilibrer la ligne politique de son parti, très marquée à droite dans la bouche de son nouveau président.

>> Sujet vidéo : Thomas Paulmyer et Nastasia Tepeneag

Alexandra Gonzalez avec AFP