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Condé-sur-Sarthe: pour Guillaume Peltier, "le gouvernement est pris en flagrant délit de lâcheté"

Le vice-président des Républicains est revenu sur l'agression perpétrée par un détenu radicalisé contre deux surveillants de prison mardi.

"Cet homme aurait dû être à l'isolement", s'est indigné ce mercredi sur notre antenne Guillaume Peltier. Interrogé au sujet de l'agression perpétrée mardi par un détenu islamiste radicalisé à la prison de Condé-sur-Sarthe, le vice-président des Républicains a vivement critiqué le gouvernement, en particulier la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

"Ce qui me marque, c'est que le gouvernement est pris en flagrant délit de lâcheté, de naïveté, d'angélisme. La France, progressivement, se désarme face au terrorisme", a déclaré Guillaume Peltier, après avoir assuré que la droite aurait fait les choses différemment si elle avait été aux manettes.

"Nous sommes en guerre"

Rappelant combien la prison de Condé-sur-Sarthe est réputé sécurisée et "moderne", le député LR du Loir-et-Cher a qualifié l'auteur de l'attaque, Michaël Chiolo, de "barbare".

Prenant exemple sur l'Espagne, où la Constitution a été récemment changée à cet effet, Guillaume estime qu'il "faut priver de liberté et d'un certain nombre de droits ceux qui constituent une menace pour la sécurité nationale; c'est le cas des terroristes".

Et l'élu de rappeler les termes utilisés par François Hollande au lendemain des attentats du 13 novembre 2015: "Nous sommes en guerre." 

"S'attaquer à la cause"

"J'entends la ministre de la Justice nous parler de 'réflexions', de la nécessité (...) de traiter la conséquence en équipant nos agents pénitentiaires de gilets pare-balles. C'est ça la France?", s'est exclamé le cadre dirigeant de LR.

Selon lui, "le rôle du responsable politique n'est pas de commémorer, de commenter ou d'imaginer des traitements de conséquences. C'est s'attaquer à la cause".

"Cela pose plus largement la question à ce gouvernement, et au président de la République, notre rapport à la question du terrorisme et des détenus", estime Guillaume Peltier.
Jules Pecnard