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Les Républicains se tracassent pour trouver leur chef de file aux Européennes 2019

Le chef des Républicains Laurent Wauquiez, le 4 décembre 2017 à Lille lors de sa campagne pour obtenir la présidence du parti.

Le chef des Républicains Laurent Wauquiez, le 4 décembre 2017 à Lille lors de sa campagne pour obtenir la présidence du parti. - Denis Charlet - AFP

Selon Le Canard enchaîné, Laurent Wauquiez, gêné par ses mauvais scores dans les sondages, n'entend pas mener la liste de son parti aux Européennes de 2019. Mais aucun des autres noms avancés pour tenir le rôle de chef de file lors de ce scrutin ne s'impose.

Certes, les Européennes attendront le mois de mai 2019 pour mobiliser les électeurs mais elles sont déjà à l'ordre du jour des états-majors politiques. Et, d'après des éléments diffusés par Le Canard enchaîné dans son édition de ce mercredi, le scrutin embarrasse particulièrement Les Républicains qui peinent à trouver la personnalité à même de conduire leur liste lors. 

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, répète à l'envi à son entourage que le patron des Républicains devrait embrasser la tâche: "La logique voudrait que Laurent Wauquiez conduise lui-même la liste". Il a également tenu ces propos à l'intéressé qui leur a opposé une fin de non-recevoir. Peu populaire auprès de l'opinion publique, d'après les chiffres des sondages, il craint de favoriser une défaite cinglante de son camp... et d'hypothéquer du même coup ses chances pour une éventuelle candidature personnelle à la présidentielle de 2022. 

Luc Ferry a refusé

Le problème pour le principal parti de la droite française c'est qu'aucun des possibles remplaçants n'emporte l'adhésion. La fonction a été proposée, toujours selon l'hebdomadaire, à l'ancien ministre Luc Ferry, qui l'a refusée. Ensuite évoquée, Virginie Calmels, première vice-présidente des Républicains, ne serait "pas à la hauteur", selon Guillaume Peltier, lui aussi vice-président du mouvement. 

Trois autres noms ont aussi été suggérés mais ne sont pas pris au sérieux par les patrons du parti: le député Damien Abad et les anciennes ministres Rachida Dati et Nadine Morano. 

Robin Verner